PRÉFACE.
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11 me paroîtqu’il seroit plus que superflude s’arrêter à démontrer futilité d’un ou-vrage comme celui-ci, fait de maniéré àservir de guide au peuple, & aux person-nes que leur éducation &c. , n’a pas mis àportée de connoitre tous leurs ennemis ; &à leur indiquer les moyens d’échapper auxmaux qui peuvent être la iuite de leur in-expérience ou de leur imprudence, sur-tout pour les enfans, qu’une curiositéavide porte quelquefois à rechercher desfruits vénéneux & à en manger. II n’estpoint de parens qui ne sentent vivement,combien il seroit triste pour eux, de voirleurs enfans devenir les victimes des appa-rences trompeuses de ces fruits meurtriers,sur-tout fans savoir comment les arracheraux bras d’une mort douloureuse & souventinévitable.
Les exemples tragiques de cette espècene sont malheureusement que trop fré-quens pour que l’on puisse en douter. Envoici un des plus frappans, tiré de la pré-face de Mr. Gmelin.
Un berger pressé par la soif & par lachaleur brûlante d’un jour d’été . cher-choit des fruits qui pussent le désaltérer& le rafraîchir ; il apperçoit une plante
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