IO Discours préliminaire
fens ; z', plusieurs poisons minéraux , &qui font bien plus actifs que les, végétaux,n’ont aucune odeur, ou méme ils en ontune agréable : la sieur du bois • gentil, nouscharme par son parfum, & le fruit dan.gereux du mancenilier séduit par sa cou.ìeur jointe à une odeur & une laveuragréable.
Ces difficultés ne font pas fans'répliqué:car j*. ÍÌ on a vu des animaux être victi-mes d’un appétit mal dirigé, cela est arrivé,ou parce qu’on les a fait paître dans deslieux où la nature ne les avoit point pla-cés; c’est le cas des chevres, auxquellesle napel a été funeste en Suéde ; car enSuisse, ces animaux semblent avoir appris,comme par tradition, à ne point toucherà cette herbe : ou bien la disette de l’ali-ment destiné à leur nourriture, en a forcéd’autres â la chercher dans d’autres plantes,qui fe font trouvées peu propres à remplirce but; c’est ce qu’on a vu arriver à cetteefpece de chenille dont parle de Geer (h) :d’ailleurs ces cas font rares. r". L’hommedans l’état de nature, fait très - bien distin-guer par le seul odorat les substances dontil peut fe nourrir , & si dans l’état de so-ciété , il lui arrive d’être la victime dequelque poison naturel, c’est lans doute,
f /?.1 Mémoire pour servir à Chip. des insecïes,
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