18 Discours préliminaire
propriétés générales des poisons, & des phé-nomènes qu’il leur a vu produire fur lecorps humain , l’ont convaincu après desobservations auíli exactes que multipliées,que c’eít surtout lur les nerfs qu’ils agis.sent, & sur le fluide que contiennent ces,nerfs. Mais de toutes les expériences quece grand homme a faites. il n’en a pointtrouvé , qui démontrât mieux la vérité decette assertion, que l’effet de seau distilléedes feuilles du laurier-rose, ou de cellesdu laurier ordinaire. Cette liqueur , quine paroît douée d’aucune qualité partial- •liere, admise dans l’estotnac, ou injectéedans les intestins, tue très promptementlans aucun indice d’inflammation ou dé-crété ; ce qui certainemant, dit M. Me'ad,ne peut s’expliquer autrement, que patune action immédiate fur les esprits ani-maux (m). L’indication curative est doncen général , d’employer principalementdes reinedes capables de parer à ces mau-vais effets fur les nerfs.
C’est pourquoi, après avoir imité la Na-ture , en délayant & enveloppant par desliqueurs appropriées, les parties nuisiblesdu venin, & avoir ainsi empêché leur ap-plication immédiate fur les nerfs, il con-vient d’avoir recours aux remedes, qui
f m d Recueil des œuvres de M. stléad, par $Coite , tom. I. 2.3 6.