sur les Poisons eu général , ssc. 21
15 2'. D’autres praticiens regardent com-
es me très-utile, de satisfaire en même-temse ' aux deux premieres indications ; & c’ests ' aussi ce que la nature exécute quelquefois^ (voyez la note o), en mêlant le lait ou seau't avec quelque matière huileuse qui exciteM le vomissement : tel est un mélange d’eau^ ou de laitchaud avec de l’huile ou du beurre£S frais, dont il faut boire en assez grandeJ quantité pour qu’on vomisse plusieurs fois.
Bl On conseille auísi des bouillons gras ; maisfi on ne les a pas fous la main au momentmême , il n’ert pas prudent de perdre unteins précieux à les préparer, & de per-mettre ainsi que le poison continue ses ra-vages & les étende au loin. On peut aussil '. aider le vomissement, en chatouillant le go-? fier avec une barbe de plume huilée.
? S’il n’arrive pas par ces moyens, il faut1 le procurer en faisant avaler au malade de? de l’eau tiède » dans laquelle on aura fait'■ cuire du tabac, depuis la quantité d’un£I demi quart d’once, jufqu’à celle de trois,% pour une livre d’eau, c’est-à-dire, trois petitses verres : on peut même fe contenter de l’infu-fI fer comme du thé ; mais alors il faut lalT , moitié moins de tabac. On peut aussi donnerpar tasses une livre d’eau , dans laquellei on aura dissout six grains de tartre éméti-fî Me si telle est fa dose , en les faisant sui-we d’assez près, jusqu’à ce que le vo-
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