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Discours préliminaire
cours dans ce cas là, ce ne peut guere êtrequ’à titre de légers savonneux, & de dé-layans; c’eít-à-dire , à raison de seauqu’el-les contiennent : elles font donc alors in-férieures à seau & aux autres antidotes gé.néraux qu’on vient d’indiquer.
Le Vinaigre, outre qu’il est un bon dé-layant , à raison de la quantité d’eau qu’ilcontient, est aussi un peu savonneux, en-tant qu’il contient un sel neutre, combinéavec des parties huileuses. Mais il est fur-tout un puissant dissolvant pour un grandnombre de substances, soit minérales, soitvégétales. II résiste très-bien à la corrup-tion, comme on s’en convainc tous lesjours dans le traitement des fièvres putri-des, malignes & pestilentielles; & Boer-haave dit, que les chirurgiens ne peuventrien employer de mieux contre la pourri-ture qui mortifie les chairs, pour arrêterles progrès de la gangrène , & pour net-toyer les ulcérés.
II ranime, les esprits ; & le sel volatil qu’ilexhale, excite doucement , mais en mê-me-tems avec activité , le mouvement dafluide nerveux : ce qui fait qu’il est d’ungrand secours aux personnes délicates, foi-blés, à celles qui font dans un état de lan-gueur , plongés dans l’assoupissement, &même aux léthargiques, dans les cas de syn-