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Discours préliminaire
donnez une cuillerée de ce mélange toutesles heures, en observant de faire boire beau-coup par-dessus. Dans les cas, où leM-son n’agit pas comme stupéfient, on peutajouter à cette formule quinze gouttes delaudanum de Sydenham , une once de fy- ;ïop de pavot blanc, & cinq onces d’eau jdistillée de rue ou autre analogue. La doseçst la même, !
L’Opium. II est lui - même un poison très-décidé, comme on le verra à Ion article,dans la classe des stupéstens ; pourquoi doncle mettre au nombre des antidotes? Cestparce qu’il est des poisons,, qui bouleversentíi tort toute la machine de notre corps, cnirritant violemment les nerfs, que fans l’o-piurn, qui produit un effet contraire, eurendant les nerfs insensibles, on feroit sou-vent fort embarrassé de savoir, commentmettre un frein aux évacuations excessives,aux spasmes & aux cruelles agitations quiont souvent lieu, lorfqu’il s’est introduitdans le corps des poisons opinâtres propresà produire ces effets, comme il arrive avecles poisons acres, &c,
Si-donc après avoir chassé le poison parle vomissement, on voit que le traitementgénéral A le particulier soient infùflilàns,il faut avoir recours à l’opium pur, qui estpréférable à routes lys compositions, où il