sur les Poisons en général, £sc. 41
entre ; comme la tlvériaque, le mithridate& le diascordium, & même au laudanumde Sydenham, à cause des drogues âcres &échauffantes qui y font mêlées. On peut »en dissoudre deux grains dans quatre oncesd’eau de menthe, pour les évacuations ex-cessives, ou d’eau de fleurs d’orange, detilleul, de muguet, &c., dans les cas despasmes , convulsions, &c. La dose est! d’une cuillerée à cassé tous les quarts d’heu-i res, demi-heures, ou toutes les heures, fui-j varìt le besoin, en avalant par-dessus, pref-ì que continuellement, des gorgées de bois-• son. On peut au lieu d’opium , substituerdeux onces de syrop de pavot blanc. Aureste, on comprend bien, qu’il seroi t ab-surde d’employer ce remede contre les ek.sets des poisons stupésiens, puisqu’il ajou-terait à leur malignité.
Le Be'zoar. De quelque espece qu’ilsoit, il ne mérite du tout point les élogespompeux, dont la médecine ancienne ladécoré avec si peu de fondement, commele prouvent Cartiieuser & tant d’autresmédecins éclairés. II n’agitque comme uncorps terreux , & en cette qualité il est debeaucoup inférieur à la craye la plus com-mune, qui seroit un bien foible secours àopposer à la plupart des poisons. E11 unmot, il y a long-tems, qu’on s’est con-