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de la Suijse.
que est plus longue, que dans l’espèceprécédente. IIaller. ibid. n 9 . 1198. Va-riété seconde à fleur blanche; une troisiè-me a fleurs d’un bleu clair mêlé deblanc , & que Gessner a trouvée dans lecanton d’Uri, Mr. Gagnebin en a vu furla montagne de Mittelberg dans le terri-toire de Bienne.
Cette efpece croît en abondance dansle gouvernement à'Aigle, dans la valléedë Goufin entre Arveia & la Croix dAr -pille ; fur les montagnes de Richard, dela Faraz, d’Ovannaz & de Taveyammz.
Sa racine est aussi tubéreuse & en for-me de navet, poussant des fibres parle bas,qui font d’un brun noirâtre ; elle a quel-que rapport avec la racine de l'helleboienoir (dd). Sa tige est plus haute que cellede la précédente , & atteint quelquefois à lahauteur de six pieds. Ses feuilles font pluslarges & vont encore en s’élargiífant, àmesure qu’elles s’éloignent de leur sup-port ; leurs lobes font plus écartés, les
[ d d ] (7est certe ressemblance, qui en trompantdes gens imprudens & ignorans, l’a fait substituercomme remede , à la place de celle de l’hellebore.Sylvias & Gessner ont déja cite des exemples de cetteméprisé , & le font plaints des tristes accidens qu’elleavoit occasionnés en France & en Savoye. On doitetre convaincu après cela de la nécessité indispensa-ble d’introduire dans chaque pays la connaissance desPlantes.