!
6 Histoire des plantes -vénéneuses
épis sont en plus grand nombre, maismoins terrés & naissans de l’origine desfeuiijes : leurs pétroles font auífi plus longs,rameux, & portant plusieurs fleurs, &c.La Cappe de moine cultivée dans les jar-dins, donne des feuilles plus larges.
Les anciens regardoient le venin de cet-te plante comme fl terrible, qu’ils en at-tribuoient l’origine à Hécate (e) ou à l’é-cume de cerbere (f).
La cappe de moine est une des plan-tes, qui agissent avec le plus de violence,& de la maniéré la plus destructive, furrhomnie & fur les bestiaux. Elle est fiâcre , qu’elle enflamme & tait enfler lalangue & les lèvres, en y excitant pourlong-tems une chaleur brûlante , & unedouleur lancinante, accompagnée de sa-livation. Wepfer dit, qu’en tems de peste,on s’etl servi de cette plante pilée pourvéírcatoire. Prise intérieurement , ellefait vomir, donne des convoitions, desfrissons , le vertige , elle rend maniaque,este purge avec violence par haut & parbas , elle fait enfler le ventre , elleoccasionne enfin les symptômes les plusgraves, comme la gangrène, des sueurs
C e ] Déesse monstrueuse , qui présulok aux erì-cliantemeos & aux empoifònnemens.
C fl Chien monstrueux qui faisoit sentinelle à I»porte des enfers.
froi-