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de la Suijse.
froides, & la syncope. Un chirurgien Sué-dois est mort, pour avoir mangé en saladedes feuilles de cette herbe, quoique dansle Nord, où ce malheur arriva, elle pas-se pour avoir moins de venin, au pointmême de devenir comestible (g). On avû une compagnie presque entiere, êtreconduite au tombeau au bout de deuxjours, pour avoir mangé de ces feuillesdans une salade ; deux personnes seule-ment échappèrent à la mort par le moyendu vomissement. On avoit eu l’impru-dence de prendre pour du céleri, des jeu-nes poulies de Cappe de moine, dont latige ne paroissoit pas encore. En Angle-terre , une personne mal instruite, ayantauíìì pris les racines de cet aconit, pourla mêler dans une salade au céleri, deuxpersonnes en furent empoisonnées, & cene fut qu’avec bien de la peine qu’on par-vint à en sauver une. Bonnet a vu unesemblable méprise, coûter la vie à une da-me de qualité, qui en devint maniaque ,
[g] Cependant elle tue les chevres qui en mangantquelquefois dans le voisinage de Fablun , en. Sac Je, &la racine tue des chats. Ces faití font rappoués dansles .Mémoires de Vacadémie de Suéde, II faut donc ,comme l’observe M. de Haller, que ce poison con-serve sa qualité dangereuse dans le nord p car on faitque les animaux résistent à la plupart des poisons,surtout aux poisons végétaux , à moins que les dotesu’en soient fort considérables.
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