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de la Suisse»
se mettre à l’abri d’accidens auffi funestes,occasionnés par un poison, qui est d’autantplus dangereux, qu’on le cultive souventdans les jardins, à cause de la beauté deses fleurs.
Autrefois on empoisonnoit les flèchesavec le suc de cette plante , & l’on dé-truisent auffi les animaux sauvages & fé-roces , lions, tigres, loups, &c. en mê-lant de ce poison avec l’appât des vian-des qu’ils aiment le plus. C’est, fans dou-te, delà, que lui est venu le nom de Tue-loup , que quelques-uns lui donnent, auffi-bien qu’à d’autres espèces d’aconit. Aureste, les animaux sauvages, auffi-bien queles domestiques, savent éviter cette plan-te délétère, si on en excepte les boucs& les chèvres, à qui on en a vû manger;mais ils en font péris. Des poules fontmortes auffi pour en avoir mangé ; onen a sauvé quelques-unes, en leur fai-sant avaler de l’aii & du vinaigre.
Les remèdes qu’on dit convenir en par-ticulier à ce poison , font, des bols dethériaque , ou quelqu’autre compositionsemblable (r), en y joignant Pusage de fai-lli volatil, (£) qui seul est, au rapport de
s ì 3 Je crois, que la potion indiquée à l’articleOpium , (des Antidotes généraux) conviendroit en-core mieux. Voy. p. 40.
[ & J Voyez ibid. à l’article Alkali volatil, p. ;4-
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