12 Hijloire des fiâmes vénéneuses
à prouver , que cette .racine n’est point ;nuisible aux animaux ; & C. Gesner ne lui ja point vú produire de mauvais effets fur 'l’homme, après en avoir tait l’expériencefur lui-même (p). Cependant Clusius &J. Bauhin font regardée comme suspecte.D’un autre côté, Solier & Lobel ont vúcette racine, prise à la dose de la grosseurd’un haricot, purger par-haut & par-bas;& suivant Prévôt , elle purge violemmentà la dose de deux scrupules. Au rapportdeHûFMANN, ( q ) èlle a fait beaucoup demal entre les mains d’un apothicaire, quila donnoit à tout propos, mêlée avec unepoudre bézoardique. Cette malheureuse- drogue bouleversoit festomac de la plu-part des imprudens , qui confioient le soinde leur santé à cet empirique : ces boule-versemens étoient accompagnés, de cha-leur brûlante, de soif & d’angoisses autourdu cœur. Ainsi, quoique Geoferoi ait
tpj Schulz a cru, que l’essai que Gesner avoitfait sur lui-même, de la racine d’anthore, lui avoit étéfuneste, & qu’il en étoit certainement mort , le jourínême, après avoir écrit le matin le succès de cetteexpérience. Mais M. de Haller a fait voir, que Schulzn’a débité qu’une fable en disant cela: il le prouvej>ar les Efitres même de Gesner, qui font foi , qu*ce grand homme n’a rien éprouvé de mauvais de cet-te racine. Voyez Halleri Metbod. Jìv.d. irted. p. 7v
f q j! De meuicam. insecuris £5* mfidis. Oper. oMAédit. Genev. fol. tom. VI. ; 16.