168 Hijloire des Plantes vénéneuses
drc encore quelque remede , mais inuti-lement.
Cet exemple fait voir combien il y a dedanger à fe servir ainíi familièrement despoisons, quoiqu’on ne les destine qu’àdesusages qui paroiflént êtrq fans inconvénient,Les habitans du Dauphiné opposent l’fíel-lebore noir ou pied de griffon aux man-vais efìets que l’Hellebore blanc produitfur les moutons.
Nfí. Avant que de passer à la section sui-vante Rajouterai ici encore quelques arti-cles qui appartiennent aux plantes âcres;je les ai omis, faute de m’être apperçuàtems qu’ils manquoient à la liíte que jeni’étois faite des poisons de cette classe.
Aílœa fpicatu Linn. L’îIerbs de S. Chris-tophe. En patois du château d’Oex Rciifaou lau. Ses feuilles sont dentées en icie.décomposées, la foliole qui eít àTextré-mitê divisée en trois lobes. Hai.l. ibid. icfíSa racine est- ligneuse, noueuse & noire.Ses feuilles font lisses, luisantes, disposéesen ombelle, dont le contour est triangu-laire ; il n’y a que quelques paires de foliolesqui font assez souvent subdivisées. II partde la tige des pédoncules nuds, qui por-tent à leur sommet des íleurs blanches dis-posées en grappes. Ces fleurs ont des éta-mines nombreuses & plus longues que k