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de la Suisse.
Enfin M. Mead dit, qu’une dose tropforte d’opium enflamme l’estomac, & com-munique au sang un degré de raréfaction ,qui ne permet presque pas aux vaisseaux dereprendre leur rassort naturel, ce qui doitnécessairement amener les symptômes d’a-poplexie &c. Pour mettre la chose dans unplus grand jour, continue M. Mead , je fisavaler de force à un chien une demi-dragmed’opium dissoute dans de Peau bouillante;il la vômit presque sur le champ, avec unegrande quantité décume visqueuse. En luitenant la tête assujettie , je vins à bout delui en faire retenir trois ou quatre doses,cn laissant entre chaque un quart-d’heured’intervalle. Quand il en eut avalé à-peu-près deux dragmes, autant que je le pusconjecturer, il resta éveillé pendant prèsd’une heure ; ensuite il parut s’assòupir ;mais les spasmes le réveillant bientôt, il sutpris d’un tremblement universel ; il secouoitla tête & avoit peine à la soutenir. Sa res-piration devint courte & difficile; il perdit(sabord l’usage des jambes de derriere, puis
à qualité stupéfiente rirritation , qui pour êtref top grande dan? bien des cas , fait que les vaisseauxâ leurs ouvertures se resserrant, ferment le passage2uxliqueurs qui s’en écouleraient fans cet obstacle;s ou en allumant la tievre , & raréfiant le sang parft qualité échauffante & dissolvante ; 3 9 . ou enfin engiflant en même teins de ces deux maniérés.
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