2Z2 Hijìoire des Plantes vénéneuses
celles de devant refusèrent aussi leur minis.tere, & elles relièrent roi d es & dures commedu bois. Comme il ronfioit très haut, jem’apprétois à lui donner une plus fortedose encore de cette solution , pour accé-lérer fa mort, au moment où la foibleíede tous les membres ayant augmenté deplus en plus, il rendit le soupir.
J’ouvris son estomac : il étoit extraordi-nairement distendu, & cependant je n’ytrouvai que de l’eau & de l’opium; on yvoyoit nager quelques particules d’écumemuqueuse, mais la parois intérieuredeceviscère étoit auslì nette, que si on ì’eûtbieal’avée, après Pavair raclée & en avoir ex-primé toutes les glandes. On voyoit par-ti par-là quelques rougeurs, comme dansl’inflammation commençante. Le pyloreétoit en conítriction; tous les vaisseaux san-guins du cerveau gorgés de sang; celuiqui étoit contenu dans la partie supérieuredu sinus longitudinal parut tout concretsgrumelé, comme celui qu'on observe chezles apoplectiques ; mais il n’y en avoit pointdu tout d’épanché entre les membranes, nidans les ventricules.
je finirai ce tableau d’obfervationsparenrapporter une qui prouve combien cil ex-cessive la dissolution qu’éprouve le sangsoumis à faction de l’opium. On lit dansles mémoires de l’académie des sciences de
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