234 Hìfîoire des Plantes-vénéneuses
sommeil troublé par des rêves terribles,tandis qu’on auroit pu espérer un sommeilnaturel & tranquille.
,, S’il arrivoit donc, dit M. Tissot , dans„ son immortel ouvrage de Y Avis auPm.
„ pie , que par imprudence , par méprise,
„ par ignorance, ou par mauvais dessein,w on eût pris trop d’opiutn, ou de quel.
„ que préparation dans laquelle il entre,
„ comme thériaque, mithridat, diascor-„ dium, Laudanum liquide &c., il faudroit„ sur le champ faire une saignée, traiter le„ malade tout comme s'il avoit une apo-„ plexie sanguine (voyez § 147 de l'Avis„ au Peuple ), faire respirer beaucoup de„ vinaigre, & faire boire beaucoup de vi-„ naigre dans de l’eau
II faut outre cela faire vomir le maladele plutôt possible après la saignée, ou mêmeavant, si la saignée ne peut pas se faireincessamment; car il en est de l’opimn'comme de la belladone & des autres nar- jcotiques ; leurs mauvais effets durent aussilongtems, qu’ils son t retenus dans festonneou les intestins; aussi le vomissement seulsuffít-il quelquefois en pareil cas, commele prouve un cas rapporté par M. de Hal-ler & Sproegel , d’une fille qui étant tom-bée dans un sommeil de 48 heures, pouravoir avalé dix grains d’opium, fut,sauvée,au moment qu’elle alloit expirer, en ex-