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de la Suijse.
Paris, qu’une jeune fille étant morte pouravoir trop pris d’opium, la pourritures’empara avec tant de promtitude de soncorps, que la puanteur qui-s’en extraioitattira une foule de chats du voisinage quiauroient dévoré ce cadavre, si on ne les enavoir empêchés.
II n’appartient donc qu’à des médecinsk à des médecins habiles, de manier unremede qui peut devenir si dangereuxúì eít mal appliqué, ou donné à tropforte doíc, & on ne íauroit assez déplo-rer le manque de police, qui permet quedes malheureux abusent tous les jours deh lotte confiance du peuple, en faisant dor-mir a des gens legrand sommeil. sous la pro-messe flatteuse de calmer leurs douleurs ; &lors même que la mort ne s’ensuit pas im-médiatement, il peut cn résulter la fureur, lastupidité, des maux de nerfs très graves &c.En général l’opium donné mal à propos,non seulement ne procure qu’un calmepassager, mais en même tems il jette unvoile fur la maladie, comme dit M. Lieu»taud, & en la masquant, il ne fait que larendre plus terrible. D’ailleurs il arrive assezsouvent, qu il trompe cruellement l’attentedu malade d’une autre maniéré, c’estqu’aulieu de calmer & de faire domir, il agite,échauffe beaucoup, & procure ainsi uneinsomnie quelquefois assez longue, ou un
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