264 Hijîoire des Plantes vénéneuses
femme, qui depuis plusieurs années bu.voient tous les jours un ou deux verresd’eau de vie infusée sur des baies de Laurier-cerise, moururent paralytiques, ayant perduâ’ufage de la parole quelque teins aupara-vant. J
L’Auteur de la gazette salutaire assure,qu’étant un jour à la campagne avec d’autrespersonnes, on leur servit une soupe au lait,où on avoit mis trois feuilles fraîches deLaurier-cerife , pour lui donner le goûtd’ainandes, ainlì qu’il eiì d’uíage; & quedans l’après-dîner, tous ceux qui en avoientmangé, furent affedés d’ardeur dans f esto-mac , & d'une soif d’évorante ; nous àfûmes quittes, dit cet écrivain qu’après avoirrendu par le haut avec des efforts violens,tout ce que nous avions pris ; deux { 5 erson-nés qui n’avoient bu que de seau à ce repas,qui fut très frugal, furent auffî vivementtourmentées que les autres. II n’eít pas dou-teux que les feuilles deLaurier-cerise avoientproduit cet effet, soit qu’on les eût laisséestrop longtems dans le lait, soit qu’elles eus-sent plus de vertu que les feuilles de lamême espèce , à raison du sol, de la cul-ture, ou de Í’expoíìtion , qui étoitàuncoin du jardin où le soleil du midi dardoit,& où ses rayons étoient concentrés & réflé-chis par les angles du mur.
Suivant les observations de M. VÈwtt ,
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