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de la Suisse.
a un calyce d’une seule pièce, au lieu quedans presque tous les autres genres cíe bled,le calyce est double. Mais cette méchantegraine se trouve-t-elle déja mêlée avec d’au-tres, la chymie nous apprend à la distinguer,caria farine détrempée dans l’eau ne répais-sit point autant que d’autre farine , commecela arrive communément avec celle de sei-gle ; loríqu’on cuit avec de seau cette farineou le pain qu’on en a fait, il s’en sépare unegrosse écume; la pâte qu’on en fait levé beau-coup moins, & lorsqu’clle a levé, si on ladistille , elle ne donne point un esprit bleu,comme font les pâtes de bonne graine, maisun esprit rougeâtre,
Au reste les observations qu’on a fur lesmauvais effets de cette plante, ne les attri-buent qu’à la graine (b), sur-tout à ses par-ties subtiles dégagées par la chaleur & lalermentation ; la vapeur même qui s’en ex-hale lorsqu’on la rôtit, ou qu’on la jette surun brasier, dans une chambre fermée, ouaussi celle qui s’échappe lorsque cette grainefermente. Cette vapeur dis-je, est feule ca-pable d’enivrer & d'exciter des douleursée tète : mais .elle devient bien plus nuisi-ble encore lorsqu’elle se trouve mêlée avecd’autres graines, faute de les en avoir sépa-
[6] Mr. Burghart prétend cependant que lapaiUe même d’Yvraic, est un poison mortel pour
veiux.
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