282 Hijîoire tles Plantes vénéneuses
rées avec foin ; ce qui arrive fur-tout dansles tems de cherté , & principalement avecl’avoine destinée à la nourriture des ani-maux ou des hommes, toit qu’on mangece mélange fous la forme de potage, degi-teau, ou de pain, fur-tout fx ces alimtnsfont encore chauds, ou fi on boit de labierre ou de l’eau-de-vie de froment fàitesdsmaniéré qu’on ait mêlé de l’yvraie auxgraines destinées à la préparation de cesboissons, avant que la fermention le fasse.
Seeger , ayant donné à un chien, à neufheures du matin environ trois onces, d’unebouillie faite avec de la farine d’yvraie&deTeau, cet animal n’en parut d’abord pasfort incommodé, si ce n’eít qu’il s’etendoit& qu’il avoit le hoquet ; mais à deux heuresaprès midi, il eut pendant trois heures destremblemens si violens, qu’il ne pouvoitse ,tenir fur pied & moitis encore marcher;! ;avoit les yeux ouverts mais roides & fixes, 1iltenoit la queue entre les jambes, la tète & jla poitrine contre terre, il avoit la respira-tion gênée, il ne paroifloit plus faire aucuneattention à ce qui le passoit autour delui,enfin il tomba tout étendu parterre; à cinq !heures, il s’aífoupit si profondément qu’ilfe remuoit à peine quoiqu’on le heurtât,qu’on le pressât ou qu’on le piquât assezfortement; cependant le lendemain, il fatparfaitement rétabli. La même graine a don-