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Tome premier.
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6o De la Verse , de t Arabie ,nie les Juifs, firent-ils de (î grandeschoses, & les Juifs, de si pecicesî Ne se-rait-ce point parce que les Musulmanseurent le plus grand foin de soumettreles vaincus à leur Religion, tantôt parla force, tantôt par la persuasion ; LesHébreux au contraire n’aísociérentgucres les étrangers a leur culte. LesMusulmans Arabes incorporèrent à euxles autres Nations ; les Hébreux s’entinrent toujours séparés. Il parait enfinque les Arabes eurent un entousiasineplus courageux, une politique plus gé-néreuse & plus hardie. Le peuple Hé-breu avait en horreur les autres nations,& craignait toujours d’étre aííervi. Lepeuple Arabe au contraire voulut attirertout à lui, & se crut fait pour dominer.

La dernière volonté de Mahomet nesut point exécutée, li avait nommc^/yson gendre & Fatìme sa fille pour les hé-ritiers de son Empire. Mais l’ambition,qui l’emporte fur le fanatisme même,engagea les Chefs de son armée à décla-rer Calife , c’est-à-dire , Vicaire duProphète, le vieux Abubéker son beau-pére, dans l’efpérance qu’ils pourraientbientôt eux mêmes partager la suc-cession. Aly resta dans l’Arabie ,,