ST o De P Angleterre , &c.mit par-tout la régie & la paix qui en estla fuite-
II me semble qu’il n’y a point de vé-ritablement grand homme, qui n’ait unbon esprit. Alfred jetta les fondementsde l’académie d’Oxford. 11 fit venir deslivres de Rome. L’Ang'eterre , toutebarbare, n’en avait preíque point. Il feplaignait qu’il n’y eût pas alors un prê-tre Anglais qui íût le Latin. Pour lui ,il le savait. II était même assez bon Géo-mètre pour ce temps-là. Il possédaitl’Histoire. On dit même qu’il faisait desvers en Anglo Saxon. Les momens qu’ilne donnait p s aux foins de l’Etat, il lesdonnait à l’étude. Une sage ceconorniele mit en état d’être libéral. On voitqu’il rebâtit plusieurs églises, mais au-cun monastère. Il pensait fans doute quedans un Etat désolé qu’il fallait repeu-pler, il eût mal servi fa patrie en favori-sant trop ces familles immenses fans pè-re & fans enfans, qui fe perpétuent auxdépens de la nation: aussi ne fut-il pasau nombre des Saints; mais l’histoire quid’ailleurs ne lui reproche ni défaut nifaiblesse ,,Ie mer au premier rang des hé-ros utiles au genre humain qui, fans ceshommes extraordinaires eût tou;ours étcsemblable aux bêtes farouches.