2 j 4 ^ taî d- e f Empire d’Occidentpire , ni de droit, ni de fait. Les Ro-mains , qui s’étaient donnés à Charle •magne par acclamation , ne voulaientplus reconnaître des bâtards, des étran-gers , à peine maîtres d'une partie de laGermanie.
Le peuple Romain dans son abaisse-ment , dans son mélange avec tant d’é-trangers , conservait encor , commeaujourd’hui , cette fierté secrette quedonne la grandeur passée. Il trouvait ín-suportable que des Bructéres , des Lat-tes ,des Marcomans , se disent les suc-cesseurs des Césars , & que les rives duMein & la forêt Hercinie fussent le cen-tre de l’Empire de liens Sc Irajan.
On frémissait à Rome d’indignation ,
& on riait en même temps de pitié , lorsqu’on aprenait qu’après la mort d 'Ar-naud , ion fils Hiludavic , que nousappelions Louis , avait été désigné Em- spcreur des Romains, à l’âge de trois oujj,oo quatre ans dans un village barbare ,nommé Fourkem , par quelques Sei-gneurs S c Evêques Germains. Cet en-fant ne fut jamais compté parmi lesEmpereurs ; mais on le regardait dansl’Allemagne comme celui qui devait suc-céder à Charlemagne Sc aux Césars . C’é-