Jusqu 1 'à Philippe lP". f
lippe se priva ainsi des plus laborieux de‘ses sujets , an lieu d’imiter les Turcsqui savent contenir les Grecs , & quifont bien éloignés de les forcer à réta-blir ailleurs.
La plus grande partie de ces Maures'Espagnols se réfugièrent en Afrique leurancienne patrie ; quelques-uns passè-rent en France, fous la Régence deMariese Aíédicis ; ceux qui ne voulu-rent pas renoncer à leur Religion s’em->barquèrent en France pour Tunis;-quel-ques familles qui firent profession diíChristianisme rétablirent en Provence,,en Languedoc ; il en vint à Paris même,& leur race n’y a pas été inconnue. Maisenfin ces fugitifs se sont incorporés à laNation, qui a profité de la faute de FEs-pagne , & qui ensuite l’a'imitée dansF émigration des Réformés. C’est ainsi'que tous les Peuples se mêlent, & quetoutes les Nations font absorbées lesunes dans les autres, tantôt par les per-sécutions , tantôt par les conquêtes.
Cette grande émigration , jointe àcelle qui arriva fous Isabelle & anx Colo-nies que Favarice transplantait dans leNouveau Monde, épuisait insensible-ment FEspagne d’habitants; & bien-tôt
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