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Tome sixieme.
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ï i % De l'Italie ,

Hait les transférer au Duc d’Anjou, quifut depuis Henri III. moyennant vingtmille ducats d’or de tribut annuel,au lieude six mille , & surtout à condition queses neveux y auraient des Principautés.considérables & indépendantes.

Ce Royaume était alors le seul auMonde qui fut tributaire. On préten-dait que la Cour de Rome voulait qu’ilcessât de ferre , & qu’il fût enfin réuniau St. Siège ; ce qui aurait pu ryndre lesPapes assez puisants pour tenir en Maî-tres la balance de Pltalie : mais il étaitimpossible que ni Paul IP~. ni toute FI-talie ensemble, ôtassent Naples à Philip-pe II. pour l’ôter ensuite au Roi de Fran-ce , & dépouiller les deux plus puissantsMonarques de la Chrétienté. L'entrepri-se de Paul 7C. ne fut qu’une téméritémalheureuse ; le fameux Duc d ’jîlhealors Vice-Roi de Naples insulta aux dé-marches de çe Pontife, en faisant fondreies cloches , 5c tout le bronze de Réno-vent qui appartenait au St. Siège , pouren faite des canons, Cette guerre futpresque auffi-tôt finie que commencée.Le Duc d 'Albe se flattait de prendre Ro-me , comme elle avait été prise sousÇharles-Quint ; mais il alla au bout de