i r6 De l'itasie }sauvages. Des frontières du Milanez anfond du Royaume de Naplesdes trou-pes de bandits courant fans cesse d’unaProvince à une autre , achetaient la pro-tection des petits Princes j on les forçaità les tolérer. On ne put les exterminerdans l’Etat du Sr. Siège jusqu au ré-gne de Sixte-Quint ; Sc après lui ils re-parurent quelquefois. Ce fatal exem-ple encourageait les particuliers àl’assaf-finat : l’ufage du filer n’étaip'aue tropcommua dans les Villes , candis que lesïoandits couraient les campagnes j les-écoliers de Padoue s'étaient accoutumésà assommer les paflans fous les arcadesqui bordent les rues.
Malgré ces désordres trop communs,l’Italie était le pays le plus florissant deTEurope, s’iln’é tait pas le plus puissant :on n’entendait plus parler de ces guerresétrangères qui lavaient désolée depuisle Régne du Roi de France Charles VIILni de ces guerres intestines de Principau-té contre Principauté, Sc de Ville contreVille : on ne voyait plus de ces conspira-tions autrefois fi fréquentes. Naples, Ve-nife,Rome,Florence,attiraient les étran-gers par leur magnificence, Sc par la cul-ture de tous lesÁrts. Les plaisirs de l'ef-