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Tome sixieme.
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ûn seizième siécle. î ±~j

' pritn’étaient encor bien connus que dansce climat : la Religion S’y montrait auxPeuples fous un appareil imposant, né-cessaire aux imaginations sensibles. Ceif était qu’en Italie qu’on aVait élevé desTemples dignes de l’Ántiquité } & St.Pierre de Rome les surpassait tous. SileSpratiques superstitieuses, de fausses tra-ditions , des Miracles supposés subsis-taient encor , les sages les méprisaient,& savant que les abus ont été de tousles tems l’amusement de la populace.

Peut-être les Ecrivains ultramontainsqui ont tant déclamé contre ces usages ,n’ont pas assez distingué entre le peupleSc ceux qui le conduisent : il n aurait pasfallu mépriser le Sénat de Rome, parceque les malades guéris par la nature ta-pissaient de leurs offrandes lesTemples-d ’Esculape, parce que mille tableaux vo-tifs de voyageurs échapés aux naufrages,ornaient ou défiguraient les autels deNeptune , & que dans Egnatia l’ençensbrûlait 5c fumait de lui-même fur unepierre sacrée. Plus d’un Protestant aprèsavoir goûté les délices du séjour de Na-ples , s’est répandu en invectives contreles trois Miracles qui se font à journommé dans cette Ville, quand le sang