î (s4 Venise.
jamais le même chemin ouvert aux vais-seaux ; il faut chaque jour indiquer unefoute nouvelle. Venise avait une flotteformidable sur les côtes d’Istrie, où ellefaisoit la guerre à l’Archiduc d’AutricheFerdinand, qui fut depuis l’EmpereurFerdinand 11. II paraiflàit impoílibled’entrer dans Venise : cependant le AI ac-quis de Bedemar rassemble des étran-gers dans la Ville , attirés les uns parìes autres, jusqu au nombre cinq-cent. Les principaux conjurés les enga-gent fous différents prétextes , & s’aflu-rent de leur service avec 1 argent quel'Ambassadeur fournit. On doit mettrele feu à la Ville en plusieurs endroits àla fois ; des troupes du Miìanez doiventarriver par la Terre ferme; des matelotsgagnés doivent montrer le chemin àdes barques chargées de soldats que leDuc à’OJsone a envoyées à quelqueslieues de Venise ; un des conjurés , Of-ficier de Marine au service de la Répu-blique , & qui commandait douze vais-seaux pour elle, se charge de faire brû-ler ces vaisseaux , îk. d’empêcher par cecoup extraordinaire le reste de la flottede venir à temps au secours de la ville.Tous les conjurés étant des étrangers j