De Venise iss}
une partie de l’Albanie, & tout ce qu’elleconserve de nos jours en Italie.
Au milieu de ses prospérités elle futfur le point d’étre détruite par une cons-piration qui n avait point d’exemple de-puis la fondation de la République.L’Abbé de St. Real qui a écrit cet évé-nement célèbre avec le style de Salufie,y a mêlé quelques embellissements deRoman^ mais le fonds en est très-vrai.Venift avait eu une petite guerre avecla Maison d’Autriche sur les côtes deTlstrie. Le Roi d’Espagne £kiíippe III.possesseur du Milanez , était toujoursi ennemi secret des Vénitiens. Le Ducâ’OJsone Viceroi de Naples, DonPedrede Tolede Gouverneur de Milan-, Sc leMarquis de Bedemar son Ambaíïàdeurà Venise, depuis Cardinal de la Cueva »s’unirent tous trois pour anéantir laRépublique ; les mesures étaient fi ex-traordinaires, & le projet si hors devraisemblance, que le Sénat, tout vigi-lant & tout éclairé qu’il était, ne pou-vait en concevoir de soupçon. Veniseétait gardée par sa situation , & par leslagunes qui l’environnenr. La fange deces lagunes , que les eaux portent tan-tôt d’un côté, tantôt d’un autre, ne laisse
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