sous Ma^arin. 1 1 1jours le Souverain. Après fa démissiondu Protectorat, il voïageaen France:on fait qu’à Montpellier le Prince deConti , frère du grand Condé , en luiparlant fans le connaître, lui dit unjour : Olivier Cromirell était un grandhomme * maissonjils Richard ejl un mi-sérable de n avoir pas su jouir du fruitdes crimes de son père . Cependant ceRichard vécut heureux , & son pèren’avait jamais connu le bonheur.
Quelque tems auparavant, la Fran-ce vit un autre exemple bien plus mé-morable du mépris d’une Couronne.Chrijline , Reine de Suéde vint à Pa-ris. On admira en elle une jeune Rei-ne, qui à vingt-fept ans avait renon-cé à la Souveraineté dont elle était di-gne, pour vivre libre & tranquille. IIest honteux aux Ecrivains Protestans ,d’avoir osé dire, fans la moindre preu-ve, qu’elle ne quitta fa Couronne queparce qu’elle ne pouvait plus la gar-der. Elle avait formé ce delsein dès1 a ge de vingt ans , & lavait laiífémeurir pendant sept années. Cette ré-solution, fi supérieure aux idées vul-gaires & si longtems méditée , devaitLrmer la bouche à ceux qui lui repro-