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jfous Ma%arin. 12Ï
Les conférences durèrent quatre mois.Ma^arin & Dom Louis y déployèrenttoute leur politique ; celle du Cardinalétait la finesse j celle de Dom Louis lalenteur. Celui-ci ne donnait presquejamais de paroles, & celui-là en don-nait toujours d’équivoques. Le géniedu Ministre Italien était de vouloirsurprendre ; celui de l’Espagnol étaitde s’empêcher d’être surpris. On pré-tend qu’il disait du Cardinal : II a ungrand défaut en politique * cejl qu ilveut toujours tromper.
'Telle est la vicissitude des choseshumaines, que de ce fameux Traitédes Pirenées il n’y a pas deux articlesqui subsistent aujourd’hui. Le Roi deFrance garda le Roussillon , qu’il eûttoujours conservé lans cette paix : maisa l’égard de la Handre, la MonarchieEspagnole n’y a plus rien. Nous étionsa lors Ls amis nécessaires du Portugal,^ous ne le sommes plus : tout est chan-Mais fi Dom Louis de Haro avaitdit qu e i e Cardinal Maqarin savaittromper , on a dit depuis qu’il savaitPrévoir. II méditait dèslongtems l’Al-fiance de la l'rance & de l’Espa^ne.On cite cette fameuse lettre de lui,
Tom. VIL F