Finances. 21 g
^’est-une absurdité. Le fait est queMr. de Chamìllard pour payer lesarmées se servait du crédit du Cbe-v alier Bernard. Ce Ministre croyait,Par un ancien préjugé, qu’il ne fal-lait pas que l’argent lbrtît du Royan-we , comme st on donnait cet argentpour rien, & comme s’il était possi-ble qu'une Nation débitrice à uneautre, & qui ne s’acquitte pas eneffets commerçables, ne paye pointe n argent comptant : ce Ministredonnait au Banquier huit pour centde profit, à condition qu’on payâtl’étranger fans faire sortir de l’argentde France. II payait outre cela Lechange qui allait ù cinq ou six pourcent de perte , & le Banquier étaitobligé malgré sa promesse de solderson compte en argent avec l’étran-ger, ce qui produisait une perte con-sidérable.
Le Contrôleur-général Dtjmarêts ,n cveu de l'illustre Colbert , ayant en*708. succédé à Chamìllard , ne putguérir un mal que tout rendait in-curable.
La Nature conspira avec la For-tune , pour accabler l'Etat. Le cruel
Ki;