2 20 louis X .hyvcr de 1709. força le Roi de re-mettre aux peuples neuf millions detailles, dans le tems qu’il n’avaitpas de quoi payer (es soldats La di-sette des denrées fut fi excesiive ,qu’il en coûta quarante cinq-millionspour les vivres de l'armée. La dé-pense de cette année 1709. montaità deux-cent-vingt'& un millions ; &Cle revenu ordinaire du Roi n’en pro-duisit pas quarante-neuf. 11 salutdonc ruiner l’Etat, pour que les en-nemis ne s’en rendissent pas les maî-tres. Le désordre s’accrut tellementLc fut si peu réparé, que longtemsaprès la paix, au commencement deTannée 1715. le Roi fut obligé defaire négocier trente-deux-millionsde billets, pour en avoir huit enespèces. Enfin il laissa à fa mort deux-milliards-six-cent millions de dettes,à vingt-huit livres le marc, à quoiles espèces se trouvèrent alors ré-duites : ce qui fait environ quatremilliards cinq cent millions de no-tre monnoie courante en 1750.
II est étonnant, mais il est vrai , 1que cette immense dette n’auraitpoint été un fardeau impossible à sou-