Finances. cli~j
sents , qui condamnent le Gouver-nent beaucoup plus qu’ils ne plai-gnent les Peuples. II est vrai quepresqu’en tout pays , si ceux quipassent leurs jours dans les travauxrustiques , avaient le loisir de mur-murer , ils s’éléveraient contre lesexactions qui leur enlèvent unepartie de leur substance. 11s détes-teraient la nécessité de payer destaxes qu’ils ne se sont point impo-sées, de porter le fardeau de PEtatfans participer aux avantages desautres citoyens. II n’est pas du res-sort de l’Histoire d’examiner com-ment le peuple doit contribuer sansêtre foulé , & de marquer le pointprécis si difficile à trouver, entrel’exécution des Loix, & l’abus desLoix, entre les impôts & les rapi-nes ; mais PHistoire doit faire voirqu’il est impossible qu’une ville soitflorissante sans que les campagnesd’alentour soient dans l’abondance ;car certainement ce font ces cam-pagnes qui la nourrissent. On en-tend à des jours réglés dans toutesles villes de France les reproches