242 Louis XîV.presque personne, qui ne se fît ti-rer son horoscope. On n’entendaitparler que de secrets magiques ; pres-que tout était illusion. Des Savans,des Magistrats , avaient écrit sérieu-sement sur ces matières. On distin-guait, parmi les Auteurs, une classede Démonographes. II y avait desrégies pour discerner les vrais Ma-giciens , les vrais possédés d’avecles faux ; enfin , jusques vers cestems-là l’on n’avait guère adopté deTAntiquité que des erreurs en toutgenre. t #
Les idées superstitieuses étaient tel-lement enracinées chez les hommes,que les Comètes les effrayaient en-cor en 1680. On osait à peine com-battre cette crainte populaire. Jac-ques Btfnoulli , l’un des grands Ma-thématiciens de l’Europe , en répon-dant à propos de cette Comète auxpartisans du préjugé, dit que la che-velure de la Comète ne peut être unsigne de la colère divine , parce quecette chevelure est éternelle : maisque la queue pourrait bien en êtreun. Cependant , ni la tête , ni l aqueue, ne font éternelles. Il salut