Du Calvinisme'. 349>ras à ces troupes fugitives.
Le vieux Chancelier le Tellitr len signant l’Edit, s’écria plein dejoie : N une dimittis servum tuumDomine , quia viderunt oculi meì sa-lut are tuum. Il ne savait pas qu’ilsignait un des grands malheurs de 1»France. *
Louvois son fils se trompait encor,en croyant qu’il suffirait d’un or-dre de sa main pour garder toutesles frontières & toutes les côtes,contre ceux qui se faisaient un de-voir de la fuite. L’induflrie occu-pée à tromper la loi , est toujoursplus forte que l’autorité. II suffisait. de quelques gardes gagnées, pourfavoriser la foule des réfugiés. Prèsde cinquante-mille famille en troisans de tems sortirent du Royaume,
* Si rous lifêz i’oraison funèbre d'e le Tel-lier par BoJJuet , ce Chancelier est un juste ,& un grand-homme. Si vous sisez les An-nales de l’Abbé de St. Pierre , c’est un lâche& dangereux Courtisan , un calomniateuradroit, dont le Comte de Grammont dííàit enîe voyant sortir d’un entretien particulieravec le Roi:,, Je crois voir une fouine qui,, vient d’égorger des poulets, en íè léchant„ le museau plein de leur sang, ‘S