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Tome dixieme.
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2 0 Louis XIV.

sur un fondement faux. On attri-buait adroitement à toute la Sociétédes opinions extravagantes de quel-ques Jésuites Elpagnols & Flamans.On les aurait déterrées auffi-bienchez des Casuistes Dominicains &Franciscains ; mais c’était aux seulsJésuites qu’on en voulait. On tâchaitdans ces Lettres de prouver, qu’ilsavaient un dessein formé de corrom-pre les mœurs des hommes ; desseinqu’aucune Secte, aucune Société ,n’a jamais eu fk ne peut avoir. Maisil ne s’agissait pas d’avoir raison ; ils’agissait de divertir le public.

Les Jésuites, qui n’avaient alorsaucun bon Ecrivain, ne purent effa-cer l’opprobre dont les couvrit lelivee le mieux écrit qui eût encorparu en France. Mais il leur arrivadans leurs querelles la même choseà-peu-après qu’au Cardinal Ma^ann.Les B lot s , les Marìgni & les Bar-bancon avaient fait rire toute laFrance à ses dépens ; & il fut le Maî-tre de la France. Ces Pérès eurentle crédit de faire brûler les LettresProvinciales, par un Arrêt du Par-lement de Provence : ils n’en furent