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étaient à Pékin, se rendirent si agréa-bles à l’Empereur Carnki en qualitéde Mathématiciens, que ce Prince,célèbre par fa bonté & par ses ver-tus, leur permit enfin d’être Mission-naires & d’enseigner publiquementle Christianisme. II n’est pas inutiled’obí'erver , que cet Empereur sidespotique & petit-fils du Conqué-rant de la Chine, était cependantsoumis par l'usage aux Loix de l’Em-pire , qu’il ne put de sa seule auto-rité permettre le Christianisme ,qu’il salut s’adresier à un Tribunal,&c qu’il minuta lui même deux re-quêtes au nom des Jésuites. Enfinen 16 yi. le Christianisme fut permisà la Chine, par les foins infatiga-bles ÔC par l’habileté des seuls Jé-suites.
II y a dans Paris une Maison éta-blie pour les Missions étrangères.Quelques Prêtres de cette maisonétaient alors à la Chine. Le Pape ,qui envoye des Vicaires Apostoli-ques dans tous les pays qu’on ap-pelle Us parties des infidèles , choisitun Prêtre de cette maison de Paris,nommé Maìgrot , pour aller présider