Chinoises. 8z
en qualité de Vicaire à la Mission dela Chine ; & lui donna l’Evêché deCanon , petite province Chinoisedans le Fokien. Ce Français , Evê-que à la Chine, déclara non seule-ment les rits observés pour les morts,superstitieux & idolâtres ; mais ildéclara les Lettrés Athées. Ainsi lesJésuites eurent plus alors à combat-tre les Missionnaires leurs confrères,que les Mandarins & le peuple. Ilsreprésentèrent à Rome, qu’il pa-raissait assez incompatible que lesChinois fussent à la fois athées ÔCidolâtres. On reprochait aux Let-trés de n’admettre que la matière ;en ce cas il était difficile qu’ils invo-quassent les âmes de leurs pères 6 ccelle de Con-fut-^êe. Un de ces re-proches semble détruire l’autre , àmoins qu’on ne prétende qu’à laChine on admet le contradictoire ,comme il arrive souvent parmi nous.Mais il fallait être bien au fait deleur langue & de leurs moeurs, pourdémêler ce contradictoire. Le pro-cès de l’Empire de la Chine duralongtems en Cour de Rome. Ce-pendant on attaqua les Jésuites detous côtés.