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emojres Historiques.
Louis iv. Herbert & Hugues, si Gifalbçrr de Lorraine, autre Traître pernicieux, ne se sut réuniavec ces derniers ; & les deux Partis se trouvant égaux, on convint d’une trêve. En
939, la guerre recommença, Guillaume Duc de Normandie se joignit à Hugues & àHerbert & vint courir P Artois & la Picardie qui appartenoit aux Flamands ; cependanton prolongea ía trêve pendant laquelle le Roi fit des conquêtes jusqu’au bord du Rhin,à l’occasion de la brouillerie du Roi Othonavec son frere Henry Duc de Saxe ; maisHugues qui n’avoit pas intérêt que Louis se rendit fi puissant, fit une diversion qui rap-pella le Roi de France, & pendant ce tems-là Gifalbert, qui étoit du parti du Duc deSaxe, fut battu près d’Andernach & se noya dans fa fuite ; par fa mort la France &P Allemagne furent delivrées d’un boutefeu le plus criminel qui fut jamais ; fa veuveSerberge, quoique déja mere de deux enfans, épousa P année suivante le Roi de France,elle étoit sœur du Roi O thon, de Henri Duc de Saxe & de Havide femme de Huguesle Blanc. Cette mort donna lieu aú raccoínmodement des freres O thon & Henri, & àla réduction de la Lorraine, que le premier donna au second en titre de Duché. En
940, commença la guerre de Champagne pour P Archevêché de Rheims entre Artholdlegitimement pourvû, & Herbert de Vermandois soutenant PElection d’un de ses en-fans. La Ville de Rheims fut d’abord réduite par des Princes Liguez, & Arthold pa-rût se contenter d’une Abbaye, mais le Roi étant depuis entré en fa querelle, il pritcourage, les Factieux d’autre part voulant obliger Louis de Pabandonner, assiégèrent laVille de Laon, qui étant fort,pressée fut secourue par le Roi avec beaucoup de conduite:toutefois Parrivée d’Othon de Germanie, Payant obligé de se retirer en Bourgogne,cette Place fut réduite au pouvoir de Herbert de Vermandois ; après quoi O thon pour-suivant Louis, obligea le Noir à renoncer à son Alliance. Malgré cela, le Roi refitune armée dès Pannée suivante, & vint à son tour assiéger la Ville de Laon, mais il eutle malheur d’être surpris dans son Camp, & de voir périr toutes ses Troupes, de forteque se trouvant sans ressource il retourna en Dauphiné, où Charles Constantin, Comtede Vienne, fils dè Louïs P Aveugle, & petit-fils de Bozon, lui donna retraite ; delà il é-crivit au Pape & aux plus grands Princes du Royaume, de qui il pouvoit espérer du se-cours. Le premier envoya un Légat à Hugues & à Herbert, mais les autres le secou-rurent encore plus efficacement, le mirent à la tête d’une bonne Armée, avec laquelle ilvint chercher ses ennemis, ceux-ci éviterent le combat & employerent enfin le Roi deGermanie pour faire une paix, dans laquelle ils se soumirent en apparence. En 943,selon la Chronique de Rouen, le 16. des Calendes de Janvier, Guillaume de Normandies’étant abouché dans une Isle de la Riviere de Somme,vis à vis dePequigny, avec ArnoulComte de Flandres, dans le dessein de vuider à l’amiable le différent qui étoit entr’euxtouchant l’hommage de-Herluën, Comte de Montreuil fur Mer, y fut assassiné n’ayantlaissé qu’un enfant, nommé Richard, de la Duchesse de Spolette, fille de Bernard,Comte de Senlis ; cette mort ne fut pas plutôt connue en Normandie qu’il s’y forma destroubles capables de ruiner cette Domination naissante. La minorité du jeune Richardcn fut Poccasion, parçe que la moitié des Normands étant mal convertis, on reçût dansJe Païs, fous le prétexte de la compassion dûë à des Compatriotes, tous ceux qui voulu-rent y venir de Dannemark & de Norvege ; ces hommes nouveaux dégoûtèrent bien-tôtles mauvais Chrétiens du Culte qu’ils avoient embrassé, & tous ensemble, sous la con-duite de Sertrice & de Rodard, prétendirent obliger le jeune Duc à renoncer à son bap-tême -, il en salut venir aux armes, & par le secours de Hugues de France, les Révoltezfurent mis en pièces & punis avec la derniere sévérité. Mais le Roi Louis conçût aussile dessein de tirer avantage de cette minorité & de s’en servir pour détruire une Puis-sance qui jusques-là lui avoit été très-contraire. Dans. cette idee il se rendit à Rouen,où sous prétexte de prendre un soin particulier du jeune Duc, il persuada aux Normandsde le lui confier -, après quoi Payant emmené à Laon, on prétend qu’ArnouJ, Comte deFlandres, Meurtrier de son pere, porta 1e Roi à la perfide résolution de faire brûler les
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