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Tome premier.
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X’yfì Mémoires Historiques.

Ljuis v. Juillet, qui a été celui de son Couronnement, il ait eu le loisir d’assembler un Parle-ment, lequel, pour être tel qu’on le suppose, auroit dû être indiqué aux éxtremitez duRoyaume dans un terme suffisant, pour que les plus éloignez eussent eu le loisir de s’yrendre. II est vrai que Mezerai ajoute, que Hugues avoit pris ses précautions au Par-lement du mois de May précédent, qui s’étoit tenu à Noyon, mais il ne prend pasgarde que c’est le rendre coupable, ou d’attentat à la vie du Roi Louis,ou du moins d’a-voir contre toutes sortes de loix conjuré de son vivant sur la succession à la Couronne,où il n’avoit par lui-même aucun droit ; ajoutez, qu’ailcun Auteur n’a parlé de ceParlement dont on n’auroit aucune connoissance sans une lettre du fameux Gerbert, de-puis Pape Silvestre II, lors Escolastre de l’Eglise de Rheims & Ministre principal del'Archevêque Adalberon, écrite à Dietricht Evêque de Metz : c’est la 59. du premierRecueil de Duchefne ; mais ce monument est st contraire à ce qu’en dit Mezerai, qu’ily a peu d’apparence qu’il ait mieux connu cette autorité, car on ne le soupçonnera pas,comme on pourroit faire quelques Historiens plus modernes, d’avoir voulu dissimuler lecrime de PUsurpation. Voici ce que rapporte Gerbert, d’où l’on peut recueillir, que lapartie de Capet étoit faite & liée avec l’Archevêque de Rheims & quelques autres enne-mis de la Race Carlienne, mais qu’il étoit bien éloigné de remettre le succès de ses des-seins à la décision d’un Parlement libre & légitimé. Dux Hugo ad fexcentos milites colle-gi£e dicitur ; ea fanm Conventum Francorum Compendiaco Palatio habitum quinto Idus Mailsubito dijfolvit ac liquefecit -, interfuerant de vestris quidem Dux Carolus , Cornes RheincarFus ; .de noftris Herberttis Fricaffinus , fed Otto acriori cura .... Episcopus Landunensis,Adalbero frater Gocilonis , obside fratris fdio Bardae tradito, eâ conditione evafit , ut quodSigefridus & Godefredus facturì surit faciant : Dpi d hoc sit ? Francis fpes niera ; nobis rescerta, &c. c’est à dire, „ Le Duc Hugues a assemblé 600 hommes d’armes, & fur le„ bruit de son approche le Parlement, qui se tenoit dans le Palais de Compiegne, s’est„ dissipé dès l’onzième jour de May, le Duc Charles & le Comte Reinchard y étoient,, du nombre des Lorrains, & des Neustriens Herbert de Troyes, son frété Othon, que„ l’on a éloigné avec plus de précaution, Gebuïn, Evêque de Laon, qui a donné son,, írere en otage à Bardas pour Péxécution de ce que Sigefrid & Godefroy ont promis.,, Qu’est-ce que tout cela ? Les François n’ont que l’esperance ; mais nôtre affaire est,, certaine.

Ainsi l’on volt par ce récit combien Mezerai s’est abusé, puis que ce Parlement nes’est point assemblé à Noyon, comme il le dit, & que loin d’avoir statué quelque choieen laveur de Hugues, celui-ci le dissipa d’abord, qu’il en mit les plus considérables enfuite, sçavoir le Duc Charles, Oncle du Roi, les Princes de Vermandois & autres, maisqu’il s’assûra de ceux qu’il pût corrompre pour faire réussir une conjuration sécrété quin’est point expliquée. Enfin ce dessein de l’Usurpateur étoit si grand & si notoire, queGerbert ne fait pas de difficulté de donner le nom de Bardas à Capet, par allusion à cequi se passoit alors en Orient, où un Seigneur de même nom avoit entrepris d’usuperl'Empire Grec sur les enfans de son Bienfaiteur & de son Maître ; ì> la différence toute-fois que Basile II. sçût se défendre au lieu que Louis étoit mourant. Je ne crois pasqu’il soit besoin d’autres preuves pour montrer que dans l’état, où se trouvoient alors lesaffaires, Rassemblée d’un Parlement n’étoit rien moins que nécessaire aux desseins d’unPrince qui vouloit occuper le Trône. En effet, Hugues ayant répandu le bruit que ladisposition spéciale du Roi Louis l’avoit appelé à la succession du Royaume, il donna deíì bons ordres pour se faire assister de ses principaux Feudataires particuliers, qu’il setrouva en état de prendre le titre de Roi dans la Ville de Noyon, dès que Louis eut lesyeux fermez. II y fit faire l’élevation de la bannière semée de Fleurs-de-lys, q ue } e RoiEudes avoit portée le premier Dimanche, 26. de Juin, & delà marchant à main forte iRheims, il y reçût des mains de l’Archevêque Adalberon Ponction du Sacre le 3. de

Juillet

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