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Etat
DE LA
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N C E.
Paris, rois ouvert le 7 . May 1657,pour recevoir tous ceux qui voudroient s’y retirer vôlontaire-ment, & huit jours après on fit défenses à cri public de demander l'aumône dans les rués& dans les Eglises, ce qui obligea les gueux de profession de se retirer, ou dz chercherdu travail, pendant que les pauvres de nécessité trouvèrent le soulagement dont ils man-quoient. L’Hôpital général est sous la conduite de trois Directeurs principaux, l’Arche-vêque, le premier Président du Parlement & le Procureur General du Roi ; ces troisont 22 Administrateurs inférieurs de différentes Conditions, & un Receveur, qui font re-çûs au Parlement, où ils prêtent serment de bien & fidèlement régir le bien des Pauvres.Pour le Spirituel, il y a un Directeur qui a fous lui 22 Prêtres pour administrer les Sa-cremens. L’Hôpital général renferme à présent 10000 personnes ; il le trouve souventbeaucoup plus chargé, d'où il arrive que ces Revenus, quoique très-considerables, fontà peine suffisans pour la subsistance des pauvres qui s’y rendent ou qui y sont conduitsmalgré eux ; ce qui oblige souvent les supérieurs de les recommander à la charité gene-rale des Fideles. 11 est composé de trois Maisons principales, qui sont la Pitié, la Salpe-triere & Bicestrs ; celles de la Pitié contient.la Boulangerie, où l’on cuit le pain de
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Autres Hô-pitaux.
Arcbev.de Sens.
* Appa-remmentque les Co-piste s ont luS. Pierreau lieu tle8. Pere.
pauvres : ce refuge sert à la retraite des filles, & l’Hôpital des enfans trouvez est destinéparticulièrement à l'éducation des enfans exposez de l’un & de l’autre Sexe, auxquels onfait apprendre un métier dans l’Hôpital, avant de les en faire sortir : on marie aussi detems en tems en Canada des peupables de filles, tirées de ce lieu, & elles s’y marientquelquefois avec avantage.
Les autres Hôpitaux de Paris sontl’Hôtel-Dieu, où il y a ordinairement 3 à 4000 Ma-lades. Celui de la Charité, administré par des freres dits de la Charité, qui ont le petitHôpital des Convalescens dans leur dépendance. L’Hôpital de la Trinité ; celui du S. Es-prit ; celui des Enfans rouges, celui des Q uinze-vingts, celui des Petites-maisons, & celui desIncurables-, mais toutes ces Maisons ne sont pas aussi riches que le besoin des Pauvres pour-roient le requérir ; c’est pourquoi l’Auteur n’en donne aucun détail. Les autres Hôpi-taux du Diocèze font celui de S. Denys de 7000 L de rente, y compris le revenu d’uneMaladrerie ; il est administré par le Prieur de l’Abbaye & trois Bourgeois : 'L’Hôpitalde Gentilly est servi par des Soeurs grises ; l’Hôpital de Chelles de 500 1 . celui de S.Cloud est très-pauvre ; celui de Lagny a 3000I. & celui de Brie Comte Robert, Sooss
A l’égard des Cures, il en réservé le détail général à la fin de ses observations fur l’E_glisse ; mais fans comprendre les Hôpitaux, ni les revenus des Communautez & des Mo-nastères de la Ville de Paris, ni de plusieurs du Diocèze qui n’ont point été éxprimez :II s’en trouve jusqu’à présent dans ce Mémoire pour 15400ol.
L’Archevêché de Sens est le second compris dans la Généralité de Paris, non en sonentier, mais dans fa plus considérable partie, le reste dependant de la Généralité d’Or-léans ; ce Siège est beaucoup plus ancien en dignité que celui de Paris, qui en dépendoitautrefois, en qualité d’Evêché suffragant, aussi bien que ceux de Chartres, Meaux &Orléans, qui en ont été séparez pour être soumis au Siège de Paris lors de son Erectionen Archevêché, & pour dédommager d’une si grande étendue soustraite à la juridictionde l’Archevêché de Sens, on lui a uni l’Abbaye de Montmartìn, en Picardie, Ordre dePrémontré, qui vaut 12000 1 . de rente ; de forte que son revenu a été porté jusqu’à50000 1 . On en fait remonter rétablissement jusqu’au Siécle des Apôtres, & la traditionporte que S. Savinien, Porentien & Alrin furent envoyez à Sens par S. Pierre ; maiscomme cela n’est pas assez fondé, l’opinion contraire a prévalu, qui veut que parS. * Pierre on doit entendre quelqu’un de ses Successeurs au Siège de Rome ; l’Auteurne croyant pas qu’on puisse déroger à ce que Sulpice Severe & Grégoire de Tours ontdit de 1 établissement du Christianisme dans les Gaules, qu’ils rapportent à l’an 250. Oncompte 106 Archevêques de Sens, depuis S. Savinien, qui est le premier, jusqu’à Mes-sire Hardouin Fortin de la Hoguette, qui l’est aujourd’hui. Entre ces Prélats il y a euplusieurs Saints, plusieurs Princes, huit Cardinaux & grands Officiers decta.Couronne ;
Heraclius