Etat de ìa Frakce. if
FElection de Beauvais ; celui de Gerberay composé"d’un Doyen & de dix Chanoines ; Paris,le premier a 1200 1 . & les autres chacun moitié, & celui de Mouchy le Châtel, composéde six Chanoines & un Trésorier, qui ont chacun 400I. tous les Benefices precedens sontconférez par l’Evêque de Beauvais, à l’exception du Doyenné de la Cathédrale qui estrempli par l’Election du Chapitre des Prébandes de S. Nicolas, q u i sont à la collationdu même Chapitre & de celles de Mouchy, qui sont données par le Seigneur : les reve-nus de toutes ces Eglises montent annuellement à 1615ol.de revenu. II f au t encore join-dre à ces Chapitres, celui de S. Clement de Compiégne, composé d’un Doyen, de 400 1 .
& 6 Canonicats de chacun 200 1 . & enfin celui de S. Mellon de Pontoise, q u i e st del’Archevêché de Rouen, le Doyenné est de ioool. & les 8 Canonicats de 300I. chacun.
Cette Eglise, qui est dans l’avant-cour du Château de Pontoise, a été fondée par le RoiPhilippe I. Ces Chapitres séparez augmentent les revenus des Collégiales de 500 1 , derente.
Les Abbayes du Diocèze de Beauvais, dans lequel l’Auteur par commodité fait en- Abbayestrer l’Election de Pontoise, quoiqu’elle n’en soit pas, sont, S. Lucien lès Beauvais, Or- dsBettu**dre de S. Benoît fondée par Childebert II. vaut 40000I. S. Germer de Flaix, très-anci-en Monastère, vaut 25000 1 . S. Syphorien, du même Ordre, & dont la Manie Con-ventuelle est unie au sommaire de Beauvais, vaut 4000 1 . Froidmont, Ordre de Ci-seaux, fondée en 1134 par Lancelin & Manassés, Seigneurs de Bulles & d’Achy, vaut17500I. Beaupré, du même Ordre, fondée par Mathieu de Floques en 1137, vaut13000I. Launoy, du même Ordre, fondée en 1335, par le même Manassés Seigneurde Bulle & d’Auchy ; S. Quentin, de Chanoines Réguliers, de la fondation des Evêquesde Beauvais en 1064, vaut 15000I. S. Corneille de Compiégne, Ordre de S. Benoît,qui doit fa fondation à l’Empereur Charles le Chauve, vaut 30000 1 . la Manfe Abba-tiale en est unie au Val de grâce de Paris. L’Eglife de cette Abbaye est considérablepar quelques Conciles qui s’y sont tenus & par les sépultures de quelques Rois. S. Mar-tin de Pontoise, Ordre de S. Benoît, fondée par le Roi Philippes, vaut 13000I. Le Valfondé par Anfel de l’Isie, Seigneur de l’Isle-Adam & de Villier, est uni aux Feuillans deParis, èç vaut 3000I. Le revenu total de ces Abbayes d’hommes monte à 185000I.
Les Abbayes de Filles sont S. Paul-lès-Beauvais, Ordre de S. Benoît, de 80 Religieu- Abbayesdeses, fondée en 1040, vaut 28000I. Royal-lieu, Ordre de S. Benoît, 7000I. Mouchy, Flllei -Ordre de Liteaux, 3000]. Mon buisson, du même Ordre, 3 0000 1 . elle a été fondée parla Reine Blanche, mere de S. Louis. Le revenu de ces 4 Abbayes est de 68000 1 .
Avant que de passer plus loin au détail des revenus Ecclésiastiques ; il est bon de re-marquer que le grand Vicariat de Pontoise étoit autrefois un Benefice considérable, tantpour le revenu que pour l’autorité, reconnue à Rome, comme d’un Benefice en titre,aux possesseurs duquel les Papes ont souvent adressé des Rescripts, des Bulles pour êtrefulminées en vertu de leur puissance ordinaire, en conséquence de laquelle ils conféroientde plein droit les Benefices dans l’étenduë de l’ancien Archidiaconé de Pontoise & desDoyennez de Meulan, Chaumont & Magny. Ceux qui ont cherché l’origine de cetteindépendance, disent que toute cette étendue étoit autrefois du Diocèze de Paris ; maisque fur la contestation des Eveques de Beauvais qui prétendoient qu’elle étoit de leur ju-risdiction, ils convinrent de la séquestrer entre les mains de l’Archevêque de Rouen, quià retenue en conséquence de l’antiquité de sa possession ; d’autres estiment que les 190Paroisses comprises dans ce Vicariat ont toujours fait partie du Diocèze de Rouen, maisque comme le Vexin appartenoit aux Rois de France & qu’ils ne vouloient pas que leurssujets de ce Païs eussent une relation de dépendance avec les Normands leurs ennemis,ils contraignirent les Eglises à recevoir les Saintes Huiles & le Chrême de l’Evêque deParis, fans l’aller chercher à Rouen : Et à l’égard de l’Ordination, ils voulurent que lesClercs la reçûssent sor le demissoire du grand Vicaire de Pontoise, afin de les dispenser
e fréquenter la Ville de Rouen, qui ne les reconnoiffoit plus. Ce dernier sentiment est
si plausible