Band 
Tome premier.
Seite
16
JPEG-Download
 

1 6 Etat de la France.

Paris, si plausible & s’est trouvé si bien autorizé par les anciens documens, que le Conseil duRoi n’a pas fait difficulté d’aííujetir le Vicariat de Pontoise à la pleine jurisdiction del’Archevêque de Rouen, de sorte qu’il n’est plus exercé que par limple commission, à la-quelle il y a 4001. de revenu attaché.

Prieurez Les Prieurez du Diocèze de Beauvais, y compris Compiégne & Pontoise, sont 8.àlxant 1500I. Villiers S. Sepulchre 2000I. Brayaux, Chartreux de Caillou, 800 1 .

. Le Coudray, Ordre de Grammont, 3800]. S. Nicolas le petit 1200I. Elincourt, Or-dre de S. Benoît, non-reformé, iooool. La Croix S. Ouën, dépendante de S. Medardde Soiíïons, vaut 1200I. S. Nicolas de Courson 1000I Rincourt ioool. Bougey ioool.Franciere 600 1 . Vignemont 500 1 . S. Adrien de Betisy, dépendant de S. Quentin deBeauvais 9001. Ste. Genevieve de Betisy 600I. S. Pierre de Pontoise 2000 1 . L’Iste-Adam 2000I. Ambleville 500I. Valmondois 400I. Le Bosnel en règle, uni à S.Martin de Pontoise le Lay 500 1 . Carnouillers, uni & dépendant de P Abbaye de Josa-phat 800I. Marines, uni à la Cure, déservie par les PP. de l’Oratoire 2500I.

Maison de Ges 23 Prieurez composent 34800!. de revenu, les Prieurez & maisons de Filles des

Pilla. mêmes Elections, font, Variville, Ordre de Fontevrault 1800I. de revenu. Les Corde-lières de Beauvais 6000I. Les Urfulines de la même Ville iooool. Les Carmélites deCompiégne vivent d’aumônes. Les Filles de la Congrégation de la même Ville ont4000I. de rente. Les Filles de Ste. Marie 4000 1 . Les Urfulines de Pontoise 12000LLes Carmélites du même lieu 10000 1 . Les Bénédictines Angloises font très-pauvres. LePrieuré de PHotel-Dieu, fondé par S. Louis, 3000I. Ces Maisons composent un reve-nu de 67000I.

Monastères Les Monastères d'hommes font les Jacobins, Cordeliers, Minimes & Capucins de

d-Hommes. très-pauvres ; les Jesuistes de Compiégne, qui tiennent le College, jouissent

de 4800 1. de revenu, savoir 3000 1 . sur les rentes ordinaires de la Forêt, & le surplusde la Chapelle de bonnes-nouvelles,qui leur est unie : Les Celestins du Mont de Chasfredans la Forêt ont 5000 1 . Les Mathurins de Verberie 600 1 . Les Minimes de Compi-égne 1500I. Les Jacobins 400I. Les Cordeliers 200I. Les Jésuites de Pontoise, fon-dez par le Cardinal de Joyeuse, ont 1400I. Les Mathurins du même lieu ont 1500I.Les Cordeliers & Capucins n’ont rien. La Communauté des Prêtres de l’Iíîe-Adam,íondée par feuë Madame la Princesse de Conti, 300I. Toutes ces maisons ensemblecomposent un revenu de 31100I.

Hôpitaux.' A P égard des Hôpitaux, les plus considérables font ceux de Beailvais qui jouissent de1200I. de revenu chacun ; il y a une Maladrerie, unie à PHôpital général. L’Hôtel-Dieu de Compiégne jouit de ioool. de rente. L’Hôtel-Dieu de Pontoise est uni au Pri-euré. L’Hôpital de S. Jacques est uni à celui des Renfermez établis depuis 45 à 50 ans.L’Hôtel-Dieu de Chars, fondé par Jean d’Aumont, Seigneur des Chars fous Charles VI,800 1 . Ces revenus montent à 26000 1 . Le surplus des Benefices du Diocèze de Beau-vais, compris dans les Elections de Senlis & de Paris, fera rapporté dans les articles quileur seront propres ; & quant aux dissérens revenus Ecclésiastiques, dont il est parlé encelui-ci, ils se trouvent monter à la somme de 5 7755 ° !• non compris les Cures, les Cha-pelles & les Trésors des Eglises.

p-véchè de L’Auteur traite ensuite du Diocèze & de l’Evêché de Meaux ; il en a en vain recher-

Meaux. âé Pétablissement dans les premiers siécles de l’Eglise, & n’a rien trouvé de plus ancienque l’Evêque Medoiié qui souscrivit au cinquième Concile d’Orleans en Z49, il dittoutefois que Sanctinus en a été le premier Evêque, & qu’il fut établi par S. Denys, ionnom est fort connu & son invocation pratiquée dans le Diocèze ; on compte depuis lui105 Evêques jusqu’à M. Bossuet, entre lesquels les plus considérables font S. Faron, dela Race des Rois de Bourgogne, qui fut Evêque en 627, & fonda 1 Abbaye de Ste.Croix qui porte à présent son nom ; S. Gilbert, qui pour l’amour de la Paix consentit àdiviser les revenus de l’Eglise avec son Clergé en 1004 : Guillaume de Nemours en

3 1214: