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Paris.
E T A T DE LA F R A N C E.
Groffes-
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Récolténature desTerres.
Il resulte de ce détail, que le produit du sel passe ordinairement 4000000 de livresdans la Généralité, toutes charges & tous fraix déduits. Cependant l’Auteur observeque les dernieres augmentations, loin d’en avoir haussé le produit, ont diminué la con-sommation du sel, au grand préjudice de la santé des pauvres qui s’en passent dans l’im-poffibilité où ils font d’en acheter au prix exorbitant où il est.
Les autres parties du Bail général de France font ce qu’on nomme les cinq grossesFermes & le Tabac, qui font évaluées en tems de Guerre à 85000001. & en tems déPaix à 11450000 1 . fur quoi l’on peut dire, que par proportion à la part que la Géné-ralité de Paris paye de Gabelles & des Aides, elle paye le sixième dés cinq grosses Fer-mes & du Tabac, c’est à dire, en tems de Guerre, 1416000 1 . & en tems de Paix,19000001.
Les autres revenus du Roi consistent en Parties casuelles ; D.f &D. vacances & ven-tes de Charges, ou nouvelles Créations ; en Domaines & Baraques ; par où l’Auteurentend les Deniers Patrimoniaux des Villes & Bourgs fermez, dont le Roi s’est mis enpossession ; en traitées foraines & Douanes, en contributions du Clergé, & enfin en af-faires éxtraordinaires ; l’Auteur n'entre en aucun détail à l’égard de ces articles.
Quant à la Capitation, il observe qu’elle fut établie par déclaration du 18 Janvier
1 695, pour durer pendant la Guerre seulement ; qu’elle produit beaucoup moins dansla Généralité de Paris que dans les autres, parce que la plus part des Terres y font pos-sédées par des personnes de la Cour, ou par des Magistrats, dont la Taxe est limitéepar la déclaration, & enfin il concludqu’en l’an 1695, 2 ans avant la paix de Riíwick ;la Capitation a produit dans l'étendue de la Généralité 59657x1. II est certain que l’Au-teur n’y comprend pas la Capitation de la Cour, c’est à dire, des Princes, Ducs & grandsOfficiers, ni de tous les Commensaux de la Maison du Roi & des Princes-, il y a bien ap-parence qu’il n’y comprend pas von plus les Magistrats & Officiers des Cours souveraines,puis qu’il en excepté formellement 1 a Ville & Banlieue de Paris ; de forte que la Capitationdont il traite ici, ne regarde que les Classes inferieures de la Campagne ou des autres Vil-les de la Généralité, comme il s”en explique lui-même -, il ajoute néanmoins qu’en l’an
1696, la Capitation fut portée jusqu’à 639636I. en 1697, réduite à 627696, Lc en 1698,pour un quartier seulement à 154840. On sçait combien elle a été augmentée depuis cetems -, partant il n’y a nulle difficulté de la prendre à présent sur le pié d’un millionsous les éxceptions precedentes.
Aussi l’on peut recueillir de ce détail que le Roi tire annuellement de la Généralitéde Paris, fans y comprendre les Parties casuelles & autres revenus dont l’Auteur n’apoint fait d’estimation, & singulièrement la Ville de Paris, si ce n’est par rapport auxEntrées des Vins, crus dans la Généralité de Paris, & à quelques parties de la Capita-tion, environ 13 millions & demi.
L’Auteur entreprend ensuite d’éxpliquer la nature des Terres de chaque Election, &le Produit des Récoltés qu’on y fait communément ; fa premiere considération tombefur le Climat & la Situation de la Généralité, auxquels il donne de grands éloges, moinstoutefois par rapport à la nature de la terre qui n’est pas bonne universellement, quepar rapport à l’industrie des habitans, qui a facilité le Commerce par les Rivières & quia sçû mettre à profit de maniéré ou d’autre tout ce qui en peut être employé.
II dit que le Terroir de l’Election de Paris est de qualité fort inégale, q ue les terres àblé qui sont à l’Orient de la Seine font très-bonnes, & qu’elles se louent depuis 10jus-qu’à 2.0I. l’arpent, qu’on y recueille environ 14000 muids de vin, que les terres legeres& sablonneuses font occupées par des plants d’arbres & par des légumes ; que les habi-tans profitent de toutes les Eaux pour fertiliser leur terroir, & q u enfin il y a beaucoupde prairies le long des Rivières de Seine & de Marne, où l’on recueille d’éxcellens foins,& où les Bestiaux, après les faucherons, trouvent encore dequoi paître. L’Election de
Senlis