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Tome premier.
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E t a t b ii la Franc é. f f

Senlis est plus froide que celle de Paris, les meilleures terres de labeur ify valent que 9 Pari Sìà 10I. l’arpent'; la récolté des vins monte jufqu’à 15000 muids, dont le prix ne passeguere 25 à 30 1 . n’étant pas de bonne qualité. L’Election de Compiegne est encore plusfroide que la précédente, parce qu’elle a plus de bois ; la forêt y occupant 30000 arpensde terre ; le reste & païs de labeur dont les bonnes Terres valent 4 J. ros. i’arperìt. L’E-lection de Beauvais est d'un terrain assez inégal-, il rapporte beaucoup de bled; les bon-nes terres y valent xol. l’arpent ; l’on y recueille quelques vins foibles, qui sc consom-ment dans le païs. Celle de Mantes est en très-mauvais état, un quart de labeur y esten friche ; les meilleures terres n’y valent que 8 i. l’arpent ; les vignobles périssent aussi,

& l’on n’y recueille à présent qu’un peu plus de la moitié des vins qui s’y faifoient autre-fois, c’est à dire, environ 30000 muids, l’Auteur prétend que la liberté qui est donnée'aux Collecteurs de saisir les Chevaux de labeur pour les tailles, est le premier Obstacle àla Culture de la Terre ; & à l’égard des vins, rétablissement du droit du gros, & par-ticulièrement celui de 7I. par muid de tout ce qui passe les Rivières d’Eusc, d’Epte &d’Andelle qui a tellement empêché le débit & la consommation des Vins, que les Foiresde Rouen ne tirent pas à présent 10000 muids, dont il reste la moitié aux Marchands,au lieu qu’autrefois le débit montoit à 60000. le droit de 7I. ne ruine pas seulement lesvignerons, mais il empêche que le Roi n’en perçoive vingt fois autant par le quatrièmede la vente des vins en Normandie : ce droit a été établi environ l’année 1670 ; onl’auroit réduit à 3I. ros. mais on l’a rétabli dans toute son étendue en 1689 : on ne re-cueille que des seigles & des avoines dans cette Election.

Celle de Montfort est beaucoup mieux cultivée -, les deux tiers rapportent des grains& les bonnes terres y valent jufqu’à 9I. l’arpent 5 on y fait environ jufqu’à 6000 muidsde vin assez mauvais qui s’y consomme.

L’Election de Dreux est presque toute d’aíîèz méchant terrain dur & pierreux -, lesmeilleures Terres y valent 4I. l’arpent, il s’y trouve de bons pâturages, & l’on fait desnourritures ; les fruits y font éxcellens ; le vin est dur; on en fait environ 8000 muids.

L’Election d’Etampes n’a que peu de bonnes Terres qui valent jufqu’à 4I. ros. l’ar-pent ; on fait des nourritures en quelques Earoisses.

L’Election de Melun est beaucoup plus fertile, fur tout du côté de Brie* qui est defranche Terre. II s’y fait grand nombre de nourritures, à cause de la facilité qu’ont leshabitans de pâturer les bestiaux dans les forêts, terres communes.

L’Election de Nemours est beaucoup moindre par la qualité du terrain qui est presquetout de rochers & de fable, on y fait près de 2000 muids de vin qui vaut ordinairement20I. il y avoir entre Nemours & Montargis un marais très-étendu, nommé le marais deCorbeil & Bourdeaux, qui a été desséché en 1669, par les foins d’un particulier, à quiles propriétaires ont cédé la moitié du terrain ; il est à présent en bonne nature soit pourle mettre en prairies, soit pour y semer des grains ; cet exemple pourra engager d’au-tres personnes à dessécher trois autres grands marais, qui fe trouvent encore dans cetteElection.

L’Election de Meaux est une des plus fertiles du Royaume ; toutes les terres, qui y ^

dont de bon rapport, font actuellement cultivées ; le vin y est fort mauvais -, on ne laissePas d’en faire dans trente Paroisses pour la boisson des gens du Païs -, on fait aussi danscette étendue quantité de Nourritures de moutons & d’autres bestiaux.

Les Terres de l’Election de Rosoy font assez bonnes quand elles sont marnées -, c’estune Injection nécessaire tous les trente ans, il n’y a que du labeur, les meilleures font af-fermées 61 . l’arpent, payables moitié en bled, moitié en argent ; on fait du vin dans septaroisses, mais il n ’est propre qu’aux gens du Païs, d’ailleurs il fe fait peu d’engraixes bestiaux dans cette étendue, manque de pastures.

L’Electio»