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Tome premier.
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Etat de la France. SI

Le Roi François I. regardoit ses Forêts comme le trésor de l’Etat, & le Roi * régnant, Paris.touché de la même considération, a renouvelle les Ordonnances de ses Prédécesseurs,

& en a fait de nouvelles ; mais 1 * Auteur se plaint de leur inexécution, & il en attribue xiv.la faute aux Officiers des Forets, outre les abus qu on a commis dans le défrichementde plusieurs bons bois, fous lé pretexte de l’alienation des terres vaines & vagues: ilremarque encore que l’ufage des bâtimens de Bois revêtus de piastre, tant pour le corpsdes maisons que pour les lambris, est cause qu’on coupe les bois de trop bonne heure,parce que celui de 40 ans est propre à ces fortes d’ouvrages. C’est pourquoi il vou-droit qu’on défendit absolument ces fortes de coupes, hors pour les maisons de deuxToises de profondeur, où il est de toute nécessité d’épargner le Terrain.

II n’y avoit autrefois qu’un Office de Grand-maître Enquesteur & Réformateur ge~neral des Eaux & Forêts du Royaume de France, dont le Roi Louis XII. fit don à FoT ‘ LÍÍ 'François d’Alegre, Seigneur de Presly par lettres du 10. Janvier 1514: En l’an 1575,

Henri III. créa six Charges ou Offices des Grands-maîtres avec diverses attributions ;elles ont depuis été supprimées, & le Roi, par son Edit de 1689, en a créé seize autresdont il a tiré une finance considérable.

De ce nombre il y a deux grandes Maîtrises pour la Généralité de Paris, lapremierea le département de Paris & de l’Isle de France avec attribution de 10000 1 . de gages,

50001. de chauffage, 800 1 . pour appointement d’un Secretaire, & par autre Edit duMois d’Août 1693, on lui a attribué, ainsi qu’aux autres Maîtrises, droits de journées& vacations, à raison de trente livres pour fa personne, & dix livres pour le Secretaire :

Cette Charge est remplie par le Marquis de Bruslard.

La deuxième Grande-maítrife, qui comprend Valois & Solfions, n’a que 8000 1 . degages, 400 1 . de chauffage, & 800 1 . pour le Secretaire, outre les journées & vacations.

M. Feron remplit cette seconde Charge.

Le département de Paris comprend les Maîtrises particulières de Paris, de S. Ger- Départ »-main en Laye, qui comprend les Elections de Pontoife, de Mantes & de Fontainebleau, ^ *qui comprend les Elections de Melun, de Montereau & de Montfort l’Amaury, quia été supprimé en faveur de l’échange faite par le Roi avec le Duc de Chevreufe ; Dreux,

Creçy, qui comprend les Elections de Rofoy, Coulommiers, Provins, Nogent & Sens ;qui comprend les Elections de Joigny, S. Florentin, Tonnere & Vezelay, & hors de laGénéralité d’Auxerre, Sezanne, Chateauneuf, Entuneraye & Dourdan.

Chaque Maîtrise a diverses grueries dans fa dépendance; celle de Paris en a sept, sa-voir Livry & Bondis, qui contient 14000 arpens de bois, dont 7000 seulement appar-tiennent au Roi ; celle de Brie Comte Robert, où le Roi a 980 arpens de bois en troisBuissons, le parc de l’Echelle & Francqueux; celle deCenarsde 5766 arpens, deRou-geau de 2960 arpens, & d’Ofoy la Ferriere ; la plus part de ces bois à différens par-ticuliers ; celle de Montlery, autrement dit de Sequigny, de 1390 arpens de bois, dontle Roi ne possede rien -, celle de Limours de 845 arpens, y compris les buissons du Parc »celle d’Etampes & la Fer té Alep, de 149 arpens au buisson de Montbois, & celle deBoulogne qui contient les bois de Boulogne de 1770 arpens, qui appartiennent au Roi,parce qu’il a remboursé les Religieuses de Long-champ -, le Parc de Vincennes de 1468arpens; la Forêt de Montmorency, qui est de 1200 arpens, à présent pngruyer parti-culier.

La Maîtrise de S. Germain s’étend furies bois & forêt de la Châtelainie, de Pontoife,

& des Baillages de Mantes & de Meulan : les bois propres au Roi font la forêt de S.Germain de 5550 arpens, tant plains que vuides ; la forêt de Marly, de 2141 arpens,la Garenne de 648, & un autre morceau proche Marly de 7 arpens ; les bois des parti-culiers, dans la Chatelainie de S. Germain, font le buisson de Laye de 1100 arpens, &les bois d,e Mery de 4000 arpens, ils appartiennent l’un & l'autre à différens particuliers -,

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