Etat de ia Frangé.
B o u r* de Fovens : parmi les Chevaliers Bacheliers, Bouchard de Montigny ; Thibaut de Mello,
gogn e. Seigneur d’Espoisses ; Girarde de la Tour, Sire de Montbelotj Guillaume d’Aigremont ;
— V —^ Guillaume Bastard de Poitiers, qui devint dans la fuite un Seigneur très-coniìdérable ;Landry de Baleure ; S. Julien ; Gui de Tremblay ; Hugues de Grançon, ou Grancon ;Hugues Damas, Sire de Marcilly ; Jean de Montagu, Sire de Saubernon, depuis Capi-taine General ; Jean de Vienne, Sire de Roland ; Jean la Peronne, Sire d'Auvoy ; Josse-rand de Lugny ; Louis Guignard ; Pierre de Saubernon, .Sire de Malain ; Philippe déJaucourt, Pierre, Sire de Clavigny ; Thomas de Voudenay -, Hugues de Vieíme, Sire dePagny ; Jean, Sire de Rey -, Jean de Crux ; Jean de Blazey ; Miles de Noyers: Par-mi les Ecuyers bannerets, Jean de Bourgogne, Sire de Montagu, au nombre dessimples Ecuyers; Guillaume de Germolle ; Guillaume de Soubatier ; Jean de Rus.fy -, Poinfard, Sire de Chateauneuf ; Pierre de S. Brury -, Pierre de Tranley ; Bertrand deSavigny ; Huart de Roncevaux, Bailly du Comté de Bourgogne ; Hugues de Vienne,Sire de Tire-chatel ; Henry Petit Jean ; Hervé de Molins ; Jean de Rôugement ; Jeande Pleuvet ; Jean de Chanceney ; Renaud de Dondry ; Tristan de Manevrai.
A la cérémonie du mariage du Duc avec l’héritiere de Flandre fe trouvèrent le Comtede Joigny, Jaques de Vienne Sire de Longwi ; Les Sireá d’Espoisses, de Noyers, de Sau-bernorij Jean de Bourgogne Seigneur d’Afé en Barrois, Jean de Vienne, Guillaumed’Aigremont, Thomas de Vdudenaye, Gui de Garenefere, dit le Baveux; Bertrand deS. Pastour, Olivier de Jussey, Eudes Sire de Grancey, Gui de Pontallier, Maréchal deBourgogne, Humbert de Rougemont, Guillaume Dampilly, Phillippe d’Arc, Louis deVendoux.
Les Montres suivantes font tellement mêlées de Noblesses étrangères, qu’il feroit inu-tile d’ert rapporter aucun extrait: il èst plus nécessaire de remarquer que le Duc Philippechangeant de ctínduitë avèc l’âge, fe mit à avancer des gens de petit état, les honorantde la charge de ses Conseillers & leur donnant la disposition de ses Finances & autres affaires.On prétend, & il y a beaucoup d’apparence que ce fut un effet de la faveur du Sire de laTrimouille, qui n’étant point originaire de Bourgogne & n’y ayant ni alliance, ni pa-renté, y Vôulut faire occuper les postes importans par ses Créatures. Quoiqu’il en soit,c’est à Ce tê'ms qu’il faut rapporter l’origine des plus anciennes familles de Robe quisoient à présent eh Bourgogne, comme aussi de quelques-unes des familles d’Epée, qui fontnéanmoins un grand secret de leur origine : telle, par exemple, la Maison de Sacex, [ouSalex] qui descend vraisemblablement d’un Secretaire du Duc Philippe le Hardy.
Enfin la Bourgogne fut réunie à la France en l’an 1475, après la mort du dernier DucCharles, tué à Nancy, & depuis cè tems elle n’en a plus été séparée jufqu’à l'heureusenaissance du fils aîné de Monseigneur le Dauphin, qui a fait revivre les idées de toutes lesprérogatives de la Duché de Bourgogne & qui en a porté si glorieusement le titre,comme de la premiere & plus ancienne Pairie du Royaume. En effet, les Princes quiont possédé la Bourgogne, ont toujours jouï d’une prééminence réelle & des premiers hon-neurs dans la Monarchie. Philippe le Hardy précéda ses frétés aînez, Louis Duc d’An-jou & Jean Duc de Berry, au Sacre de leur Neveu commun, le Roi Charles VI, quoi-que le premier, fut reconnu Regent du Royaume, fans que la qualité de Pair & Doyendes Pairs donnât alors l’avantage au dessus des Dignitez d’une Institution postérieure :ce qui a engagé l’Auteur à faire une réflexion plus convenable à fa qualité d’Intendant auxmaximes du tems présent, savoir que la dignité de k Pairie élevoit ceux qni en étoienrrevêtus tellement au dessus des autres, même par dessus l’éxtracti° n Royale, queHenry m, fe trouva obligé d’accorder aux Princes de son sang un rang qui avoit été in-connu jusqu'à lui, au dessus de toutes les Dignitez del’Etat. Je ne prétend pas contesterla vérité de cette observation ; mais il est vrai qu’un pareil trait d’histoire convient peu à
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