Etat dé jla France. 225
k plume d’un Intendant, par laquelle toutes les institutions du nouvo.V „
plûtót être consacrées qu’éxaminées. Cependanr il résulte de sa remarn * ^ d ° IVCn ■ B ° U R 'sont aujourd’hui nos Princes, ne le sont que depuis un peu plus de ioo^ns^d ^ ^ G ° GNE 'l’égard de l’énorme distance qui se trouve aujourd’hui entr’eux & l'ancienn/'Nohl^^ * ' ^
L’Auteur ajoute ensuite que le Concile de Constance accorda à Philippe in rf' jB ourgogne en 1414, ] a séance immédiate âpres les Rois de la Chrétienté & au detìT Ttous les autres Potentats de l’Europe ; ce qui lui fut accordé furies vives remontrances deson Ambassadeur Jean Germain, Evêque de Nevers & de Châlons fur Saône. En conséquence de ce premier rang de Prince, la Noblesse de Bourgogne a toujours affecté hpréséance sur celle des autres Provinces du Royaume, soit dans les Assemblées d’EtatsGénéraux, soit dans les Convocations d’arriere-bans, comme il parut à la bataille deBouvines, ou e e o tint la garde de l’Oriflane, & combatif à la premiere avantgarde,ayant a fa tete le Duc Eudes III ; cette prérogative a été soutenue par une conduite éga-lement ferme & généreuse, en différentes occasions, entre lesquelles l’Auteur remarqueparticulièrement celles où le Roi François I. s’étant vû contraint de céder la Bourgognepar le traité de Madrid à l’Empereur Charles-quint, il assembla les Etats d u Royaumeà Coignac, à son retour d’Espagne, pour faire confirmer les stipulations différentes dece traité, car ce fut alors que la Noblesse Bourguignonne sollicitée par le Roi (du moinsen apparence) de reconnoître un nouveau Souverain, lui répondit, qu’elle ne se depardroit jamais: volontairement de l’obcïfltace qu’elle avoir vouée h la Couronne de France,mars que íì fa Majesté 1 abandon™*, elle etoit résolué à défendre elle-même fa liberté& a s affranchir de toute domination.
A l’égard du rang affidé à la Province de Bourgogne, dans la convocation des Etatsgénéraux du Royaume, il est certain que ses députez, même ceux de la Chambre dutiers état, ont toujours précédé les députez des autres Provinces fans aucune contestation& qu’ils n’ont cédé qu’à la feule ville de Paris, ayant soutenu tous les efforts que la Pro*vince de l'Iste de France a fait pour usurper ce même rang à la faveur de la capitale dontles députez paroissoient a la tete. r
L’Auteur traite ensuite fort en abrégé de l’Etat Ecclésiastique, Militaire & Civil dela Province, il dit simplement à l’égard du premier qu’elle renferme 4 Evêchez, A u.tun, Châlons, Mâcon, & Auxerre, & trois Abbayes chefs-d’ordre, Clugny, Ciseaux,
& le Val des Choux. Sur le second il dit, que le Prince de Condé est Gouverneur de laProvince, & le Duc d’Enguien reçu en survivance, qui sera le 4'. de son nom puesous ce gouvernement, ìly a6 Lieutenances Generaies, & 6 LieutenancesdeRoi La premiere, qui comprend le Baillage de Dijon & de Chatillon, les Comtez D'Auxonne &de Bar fur Seine, est remplie parle Comte d’Armausc, ou par le Marquis de Chateau-osoqui lui a succédé, & la Lieutenance du Roi, par le Comte de la Rivière. La seconde'qui comprend l’Autunois, l’Auxois, & l’Auxerrois est remplie par le Comte de Tavannes,la Lieutenance de Roi par le Sieur de Canniveau de Creancé.- La troisième, qui s’étendfur le Chalonnois, est remplie par le Maréchal d’Uxelles, & la Lieutenance’de Roi parse Sieur de Feuillonde. La quatrième, qui comprend le Mâconnois, est vacante parla mort du Marquis d Entragues Cremeaux, fa veuve jouît des apointemens ; le Sieur deRambuleau est Lieutenant de Roi. La cinquième est celle du Chalonnois remplie par leMaréchal de Montrevel ; la Lieutenance de Roi n’a pas été levée. Et la sixième com-prend la Bresse, Bugey, Valromey & Gex, qui est remplie par le Marquis de Lassayé,Montaterre, la Lieutenance de Roi n’a pas été levée. *
A l’égard des gouvernemens particuliers, la Marquis de Chamilly est Gouverneur deDjon, il y a so us p,j un Lieutenant & un Major, la garnison doit être de 58 mortes-paves*
12 Hallebardiers, un Capitaine, un Chapelain, un garde-Magazin, & un Canonnierqui font payez p ar k Province : le Roi y entretient de plus une compagnie d’Infanterie.
Le Maréchal d’Uxelles est Gouverneur da la Ville & Citadelle de Châlons, fa o-arnison estTom. I. M m m ' pareille