228 Etat se la France.
Bour» A l’égard des poids & mesures usitées dans la Bourgogne, il servit difficile deGOGKE.dire quelque chose de certain touchant celle des grains, puis que chaque ville a lav —' sienne de grandeurs différentes ; toutefois le nom de Mine y est presque général ;la livre y est partout de 16 onces, & à l’égard des vins, ce qu’on appelle queue est com-posé de deux tonneaux qui contiennent chacun 32 quarts ou 81 pintes de Paris, ce quirevint à 1512 pintes pour la queue entiere, & 256 pour le Tonneau.
Etats Ge- Les Etats de Bourgogne, qui par un privilège particulier, au dire de l’Auteur, ont latieraux d?direction de la plupart des affaires de Finance dans la Province, s’affemblent par per-^“^^mission du Roi, tous les 3 ans, ou environ au mois de May, en présence du GouverneurGeneral, ou de Pun des Lieutenans Généraux en son absence, & des Comiffaires du Roi,la Convocation en est faite par celui qui doit y présider, soit le Gouverneur, ou autre âcri public, & les 3 Etats ne manquent point de s’y trouver aux jours & aux lieux mar-quez pour l’affemblée, l’Eglise, la Noblesse & le tiers Etat, sont les trois corps dont elleest composée, le détail de tous ces membres sera long, mais il est nécessaire pour l’intelli-gence parfaite de la matière.
Clergé. Le Clergé est composé de 4 Evêques de la PfòvínCe, celui d’Autun prétend êtrele Président-né des Etats fondé fur la possession & fur un arrêt du conseil de 1658,celui de Châlons, celui d’Auxerre dòtìt la scance est réglée par rapport à l’Evêquede Châlons par l’arrêt d’union de la Comté d’Áuxerre à la Duché de Bourgogne, &celui de Maçon qui prétend que l’Evêque d’Autun a usurpé la séance par la négligencede ses prédécesseurs, en sorte que leur rang n’est déterminé par aucun jugement définitif ;les Evêques ont tous le Fauteuil, & sont vêtus en Camail & en Rochet ; après les Evê-ques, siègent les Abbez en l’ordre suivant -, Cite aux ; S. Besogne ; S. Etienne ; laFerté,Fontenay; FJavigni la Bousiere ; S. Pierre de Châlons-, S. Martin d’Autun ; S. LeneleMoutier* S. Jean Mesieres ; Oigni ; S. Marguerite ; Germain d’Auxerre ; S. Pair de lamême ville ; Kigny, Chatillon fur Seine, & S. Martin d’Auxerre ; les Abbez sont assisfur des chaises à bras, ou dans des formes, vêtus à l’ordinaire. Après les Abbez, lesDoyens ont leurs Séances, celui de la Ste. Chapelle de Dijon précédé tous les autres, &quoique le droit lui soit contesté par les Doyens des Cathédrales, il est néanmoins enpossession. Après lui, les Doyens d’Autun, de Châlons, & d’Auxerre, ceux des Col-légiales de Beaune, de S. George de Galon & d’Avalon ; puis les Députez des Cathé-drales dans le même ordre, à la fuite desqueîles est le Député de la Ste. Chapelle ; puisles Députez des Eglises particulières de Nôtre Dame de Beaune, de S. Denys, de Vergy,de Nôtre Dame d’Autun, de S. Lazare d’Avalon, de S. Andoche d’Auxerre, de S-George de Châlons, de la Chapelle aux Riches de Dijon, de Nôtre Dame de Montréal, duClergé de Charolois & du Clergé de Bar fur Aube.
Ensuite viennent les Prieurez dans l’ordre suivant : celui de Bourbdn-Lancy, celui deS. Jean de Semur, du Val Croiíîant, du Quartier de Bonnavin de Beaune, la Roche, deSte. Marie lès Châlons, de Serry, de Choley, de S. Severin, du Bois d’Elpoiifes ; lesPrieurs réguliers de S. Besogne de Dijon, S. Seine de Flavigny, de S. Siphorien d’Autun,de S. Pierre de Châlons, de Ste. Marie de Châlons, Le Prieur Clostral de S. Vin-cent, Le Député de l’Abbaye de Fontenay, celui d’Orgny, celui delaBuffiere, celui deChâtillon, celui deMoutiers S. Jean, celui de S. Germain d’Auxerre & le Député du Valdes Choux. Tous ces Membres Ecclésiastiques font le nombre de 70.
La Noblesse a fa place à la main gauche, & vis-à-vis du Clergé, l’Elu de ce Corpsactuellement en charge y tient le premier rang dans un fauteuil & les autres Gentils-hom-mes, fans garder aucun rang entr’eux y sont assis fur des Sièges à dos. B àut dire encet endroit que tous les Gentils-hommes, reconnus tels par les Commissaires des Etats, &ayant Seigneurie ou fiefs dans l’étenduë de la Duché de Bourgogne ou des Corniez quien dépendent, ont droit d’assister aux Etats & de séance en la Chambre de la Noblesse.A cet effet, i e Corps commet éxpreíïèment deux Gentils-hommes pour éxaminer lestitres de ceux qui s’y présentent nouvellement.
Le